Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 21:17

Alors, ça vaut ce que ça vaut comme articles, mais je me dis que cela fera du nouveau grain à moudre. Aujourd'hui rapide shopping. J'ai enfin dégotté une nouvelle "boîte à malice" comme je l'appelle pour remplacer l'ancienne cassée. Et voilà le résultat : tout tient bien propre, bien rangé, dans la boîte qui est rangée sous mon lit, à l'abri des regards mais pas d'un besoin pressant (pour mon chéri, bien entendu).

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Par Cléo - Publié dans : Autres
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Mardi 14 janvier 2014 2 14 /01 /Jan /2014 19:28

 L'air de rien, entre deux gorgées de café, je l'observe par-dessus la barricade de ma reliure. Je l'ai repéré dès que je me suis installée, et plus je le regarde, plus il me semble correspondre. Àdeux tables de moi, Emma Bovary, déguisée en informaticien, m'attend. Ou en comptable. Il me séduit avec son air un peu niais, à porter une bouche trop longue accompagnée d'un nez si court. Il a de beaux cheveux noirs, une belle toison luisante qui encadre virilement ce visage si peu masculin et des lunettes rectangulaires on ne peut plus classiques. Et, comble du luxe, je peux constater qu'il nage dans son pantalon de costume qu'il a tenté, sans succès, de calfeutrer avec sa chemise. Sa ceinture est serrée assez fortement, le métal de la boucle est mat, il ne brille que dans mon esprit, où, déjà, je le brandis comme l'éclair vengeur de Zeus Patêr sur deux fesses blanches, peu poilues, tandis que mon autre main serre une corde tendue à l'extrême au bout duquel deux petites boules de Noël rougissent. C'est truculent, j'adore, mais tout, encore, peut basculer. J'attends un signal, celui qui lancera le top départ. Je veux entendre sa voix, il va bientôt commander. Si elle est trop grave, ou trop nasillarde, alors, déçue, je me lèverai, payerai l'addition puis partirai.

La Providence me sourit ; au lieu de commander, il sort de sa sacoche Belle de jour.Mes dernières réticences fondent, je n'ai plus qu'à amadouer mon courage, ou mon culot, et l'aborder. Je pose mon livre et ose le toiser franchement. Ce n'est qu'au bout de dix secondes qu'il sent peser mon regard sur son joli minois. Le destin du monde se joue en quelques secondes, je soutiens son regard jusqu'à ce qu'il le baisse, gêné. J'ai déjà gagné la première bataille, pourtant le plus dur reste à faire. Je me lève alors, le risque sanglé à la poitrine, me dirigeant vers lui, sans me détacher de son visage ; il ne faut pas qu'il oublie que je viens pour lui, ni qu'il puisse croire à une quelconque timidité.

Mon approche restera classique.

Bonjour, je peux ?

Évidemment, il bredouille, mais pas par gêne de devoir me renvoyer ; je crois que c'est vraiment par timidité. Je prends son presque-oui pour un oui, car il faut savoir devancer le destin parfois.

J'espère que vous ne me trouvez pas trop cavalière, je ne voulais pas vous déranger. J'ai vu que vous lisiez ; Belle de Jour, il paraît que c'est un très bon livre, je me suis toujours dit qu'il fallait que je voie le film de Buñuelavec Catherine Deneuve, j'en ai vu d'autres de lui et j'aime beaucoup son univers, cru mais vrai. Enchantée, je m'appelle Carole.

(...)

J'ai aussi vu que vous lisiez, enchaîne-t-il maladroitement, qu'est-ce que c'était ?

Un doute m'étreint ; est-ce toujours de la timidité, ou ne suis-je pas, en fait, trop inconvenante et lui trop poli ? Et pire : est-il vraiment célibataire ? Je tente le tout pour le tout, il n'a pas vu ma couverture, du moins je l'espère, cela m'offrira une réponse claire. Et puis, entre deux Séverine, on passe aisément de l'une à l'un.

La Vénus à la Fourrure. Vous connaissez ?

Ànouveau le trouble, ses lèvres remuent vaguement. Je le devance avant qu'il ne puisse me répondre.

Oh, ce n'est pas très connu. J'aime beaucoup le style de ce livre, il est très charnel, mais la fin respecte un peu trop les stéréotypes de l'époque, si vous voyez ce que je veux dire.

Oui, je vois, je connais cette fois-ci.

Il l'a minaudé, sa réponse ; sa voix, aigrelette et juteuse comme une petite baie gorgée de soleil, s'est suspendue sur la dernière syllabe. Je remarque le palpitement de la veine de son cou, j'ai envie d'y sceller mes lèvres, et, à la manière d'un vampire, d'aspirer à moi la vie qui vibre déjà si proche. Puis je titillerai sa glotte en même temps que mes doigts se faufileront à travers l'interstice d'une boutonnière, palpant la chaire moite d'un torse que j'espère molletonné jusqu'à tomber sur d'adorables mamelons, petites groseilles que je serrerai entre deux doigts, comme pour les faire éclater. Et surtout : j'aimerais lui susurrer cela, le troubler, le gêner, l'incommoder. Je commencerai à lui enseigner le goût de la honte.

Et vous avez apprécié ?

C'est-à-dire que... c'est assez spécial.

Je répète ma question en détachant davantage les syllabes. Ma voix, elle, s'affermit.

En substance, est-ce que vous avez aimé ?

Mes yeux le retiennent, je le devine à nouveau mal à l'aise car il fronce les narines. Le brusque frémissement qui accompagne mon haussement de ton m'évoque celui d'Orphée, n'entendant plus les pas de sa chère Eurydice et craignant à nouveau de la perdre. Son geste signa sa perte.

Oui.

C'est court, trop simple, mais il y a tant de culpabilité qui se cache dans sa voix et au creux des plis de ses phalanges que je n'ignore plus l'importance de sa confession. Il a compris qui j'étais et ce que je voulais. Il me plaît, j'aimerais apprendre à le connaître. D'où il se trouve, il imagine à peine ce que, derrière mes mots, j'essaye de lui faire deviner. C'est si touchant, cette virginité, cette candeur. Il n'est encore que l'idiot qui regarde mon doigt ; mon défi, et un défi tel que je n'en ai plus relevé depuis des années, serait de le projeter parmi les étoiles.

Le silence s'est installé entre nous, je le laisse s'étendre, car j'ai l'intuition qu'il est bénéfique. C'est ce moment que choisit le serveur pour prendre la commande de cet inconnu dont je brûle de connaître le prénom. J’abats ma dernière carte ; s'il ne cille pas, alors j'aurai, en théorie, gagné ; du moins, j'aurais pris un peu d'avance. Le garçon se poste devant nous, je devine son sourcil froncé, la mine du crayon reste suspendue une seconde de trop au-dessus du papier, c'est le laps de temps qu'il me fallait pour prendre la parole.

Un café pour monsieur, et un autre pour moi.

Seul mon inconnu esquisse un mouvement de surprise. Ses lèvres s'ouvrent puis se referment aussitôt ; heureusement, je ne sens aucune colère en lui, juste un peu d'étonnement. Le serveur, lui, tourne les talons. Je ne laisse pas à ma cible le loisir de s'échapper un tant soit peu de mon emprise naissante.

Au fait, je ne connais ni votre prénom, ni votre profession, mais laissez-moi la deviner. J'hésite entre deux domaines, l'informatique ou les chiffres. À moins que ce ne soit la finance.

Cette fois-ci, la perplexité se dessine sur son visage, de fines ridules qui marquent le tournant de la trentaine viennent orner la commissure de ses paupières. Peut-être me suis-je trompée. Je ne possède, il faut le dire, aucun talent particulier, c'est simplement mon expérience qui m'a permis, parmi tous mes partenaires précédents, de dégager des secteurs d'activités « porteurs ».

Je m'appelle Antoine, je suis commissaire aux comptes, et il faut croire que cela se remarque.

Antoine. Trois syllabes ; tant mieux, je préfère les prénoms longs qu'on peut égrener avec soin du bout des lèvres. Elles se tordent alors plus longtemps devant leur visage en ondulant leurs courbes drapées de rouge. Antoine, cela sonne déjà très bien, clair, précis, c'est un nom que j'adorerai susurrer dans un accès de plaisir tout en obstruant sa bouche de trois de mes doigts plantés au fond de sa gorge.

 

Je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire, à la fois de contentement, mais également de soulagement : mon instinct ne m'a pas trompé, et lui ne m'a pas rejeté. Au-delà de mes espérances, je suis parvenue à l'intriguer le temps du café ; après quoi, il a dû retourner travailler, mon numéro en mémoire et une proposition osée à confirmer : un dîner, ce soir, après le travail, même assez tard, afin de prolonger ce si agréable moment.


D'autres extraits sont disponibles sur mon facebook à la consultation, il suffit juste d'avoir un compte préalablement. Petite icone à votre droite pour le lien, ou dans le post d'en-dessous.  Commentaires attendus avec joie.

Par Cléo - Publié dans : Autres - Communauté : Récits Erotiques X
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Mercredi 8 janvier 2014 3 08 /01 /Jan /2014 20:32

Puisque Papa Noël m'a apporté un appareil photo pour 2014, il fallait bien que je l'essaye, malgré les protestations de ma petite femelle réticente. Pour le plaisir de vous dévoiler ma merveille.

 

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Et à chaque fois, cela ne loupe pas : elle mouille abondamment mes culottes, voire les draps.
Quelle vilaine fille.

Par Cléo - Publié dans : Fantasmes
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Samedi 4 janvier 2014 6 04 /01 /Jan /2014 00:33

Pour tout vous dire, j'ignore encore quelle longueur il fera, mais je tenais à informer les lecteurs d'ici qui sont plus assidus de mon site plutôt que de mon facebook, car là-bas je publie volontiers des petites choses qui n'ont pas le contenu de mes articles d'ici, comme des pensées, des petites photos du quotidien ou encore des textes.

 

J'ai donc débuté un texte. Au départ, il devait s'agir de la rédaction d'un fantasme, une simple nouvelle récréative, mais le texte, et ce, dès la première page, m'a échappé. L'histoire m'a tant happée, les personnages ont pris une densité telle et s'affirment avant tant de force que j'ai l'impression que je viens de débuter un roman psychologique, sentimental et érotique fortement BDSM. Oui, vraiment, tout ça à peine à quatre mois de mon concours. Je vais bientôt reprendre le rythme de la prépa, ce qui me chagrine énormément car j'aimerais, comme je le fais actuellement, pouvoir revivre ma passion. Je peux réellement passer huit heures par jour devant mon écran, ma feuille à moitié pleine à écrire, souvent relire, encore plus souvent rêvasser. Et tout ça pour stérilement noircir au mieux cinq pages en plus de cinq heures. En double interligne.

Je suis lente, mais je suis très perfectionniste. Tant que je n'ai pas trouvé la phrase qui me semble refléter l'idée brute que j'ai dans ma tête, alors je reste bloquée dessus. Plus rarement j'ose écrire quelque chose de relatif pour avancer. Cela dépend.

En tout cas je vous offre l'opportunité, sur mon facebook officiel, d'accéder à des extraits réguliers. Voici le lien, pour ceux qui sont peu adeptes de l'informatique : CLIQUEZ ICI

Vraiment, cela m'aiderait d'avoir des retours et des commentaires. J'ai conscience que mon style est peut-être trop littéraire, mais j'ai envie d'écrire de la manière dont cela jaillit de moi, je veux faire partager ma vision du BDSM. On retrouve beaucoup d'éléments biographiques dans ce petit début. Autant la narratrice me ressemble fortement, autant le personnage masculin est un composé du physique de mon premier soumis, du caractère de mon soumis actuel et de miettes d'expériences que j'ai eu avec d'autres.

Bonne lecture,

 

Cordialement,

 

Cléo M.

 

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Par Cléo - Publié dans : Autres - Communauté : Récits Erotiques X
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Mercredi 11 décembre 2013 3 11 /12 /Déc /2013 22:39

 

 

 

Pierrot, mon Pierrot,

Qu'espères-tu de la Lune

Sinon son jet d'or ?

 

 

Par Cléo - Publié dans : Autres - Communauté : Récits Erotiques X
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Lundi 9 décembre 2013 1 09 /12 /Déc /2013 21:57

 

 

Ce soir, petit moment de questionnement et d'anxiété. Sur l'avenir, toujours lui, qui ne cesse de me tourmenter ; les études, la vie active, la décrépitude planétaire, les futures générations, et surtout, en ce qui vous concerne, ma vie de couple. Ou plutôt notre vie de couple, à moi et à mon chéri actuel. Car nous ne vivons pas encore ensemble, vous ne l'ignorez pas : le changement est prévu pour cet été, que ce soit Paris ou Lyon (veuillez plutôt allumer votre cierge quotidien en faveur de Lyon s'il-vous-plaît).

Il fait d'indéniables progrès ; lents mais progressifs et certains. Désormais, il aime être assez souvent habillé en femme, prend du plaisir par les fesses tout en restant celui que j'ai connu, un jeune homme qui pourrait passer des heures à me câliner, pour qui l'affection est le maître mot, avec un petit caractère trempé et des sourcils volontaires. J'aime tout ça chez lui.


Mais il est indéniable que, autant j'ai envie de vivre avec lui, autant j'ai également envie de vivre plus avec lui que nos moments d'intimité épicés. Avec François, j'avais le sentiment qu'il se trouvait naturellement disposé pour une relation de couple basée sur sa domination, cela nous paraissait naturel mais cela n'a également jamais pu aboutir en raison d'une trop grande fragilité psychologique. Là, je sais que j'ai trouvé quelqu'un de solide sur lequel je peux me reposer, avec d'indéniables qualités, une vision commune de l'avenir et des goûts très proches. Pourtant, je ne peux m'empêcher, pour un bonheur parfait, bien que ce terme soit piégeur, imaginer arriver à cette alchimie difficile qu'est un couple BDSM. Je sais que le terme permanent est intriguant et semble improbable : je sais très bien que nous avons tous les deux besoins de nos moments vanille, je ne remets pas cela en cause mais disons que ma vision du couple BDSM idéal serait d'avoir un mari aimant auquel je dirai tout, et qui, je l'espère, m'obéira, non pas servilement, mais parce qu'il estime que c'est bien pour lui, pour nous, parce qu'il aime ça et y trouve son équilibre. Il peut parler, protester, demander une pause ; pour moi, le fondamental dans le couple BDSM, ce n'est pas une mise en scène constante, moi vociférant sur une pauvre âme à l'échine courbée, mais un sentiment diffus et constant d'un potentiel, celui qu'en un instant, tout peut basculer, et qu'il me suffirait d'un regard, ou d'un seul mot, pour qu'il comprenne qu'il devra prendre une position de soumission effective, et s'agenouiller devant moi, ou m'embrasser la main. Bref, une autorité qui peut se matérialiser, une force qui prend le dessus et qui est, le reste du temps, latente. Nous aurions l'air d'un couple normal, où les décisions sont prise conjointement mais où je « porterai la culotte ». Il prendrait part active dans la vie du foyer et serait plus à l'écoute de mes demandes : il aurait la tâche de s'occuper de moi, et moi je le lui rendrai en lui donnant tout l'amour et l'attention qu'il mérite. J'aimerais qu'il éprouve la liberté du laisser-aller.

 

Voici ma vision d'un couple BDSM. C'est un beau défi, maintenant à voir comment réussir à accoucher de la fiction. Une chose est certaine : il faut avant tout tenter. Je ne saurai s'il en est capable pas avant d'avoir essayé. Encore faudra-t-il trouver le moyen d'affirmer mon autorité sur lui tout en douceur, pour que la transition se passe pour le mieux. Et ça, ce n'est pas gagné non plus...

 

 

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D'ailleurs, pour ne pas m'aider dans mes questions du soir, le titre de ce tableau est Idylle, de William Bouguereau, un artiste que j'aime beaucoup, mais pas autant qu'un Gustave Moreau ou un Ernest Normand. Néanmoins, il résume bien, dans une image symbolique, ma vision de cette relation théorie, pure, et donc idyllique. S'y mêlent souvent des désirs de polyandrie. Mais là, on plafonne plus haut que les nuages. Je me sens tout à fait capable d'aimer deux hommes en même temps (pas trois, tout de même), et d'en prendre grand soin. J'ai constamment besoin d'attentions, peut-être est-ce dû à différentes carences dans ma vie au niveau d'autres strates sociales, j'ai toujours été demandeuse, tellement que j'ai souvent énervé les hommes dont j'ai partagé la présence. Et pas qu'au niveau de la tendresse... Il faut suivre mon rythme, le corps d'une femme est une merveilleuse mécanique !

 

 

Par Cléo - Publié dans : Reflexions - Communauté : La d/s dans tous ses états
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Lundi 4 novembre 2013 1 04 /11 /Nov /2013 19:33

03/11/13

 

 

Qu'il est troublant de pouvoir admirer le corps d'un jeune homme adoré onduler des hanches comme une couleuvre bienheureuse sur ses cuisses. Qu'il est attrayant de lui enserrer le visage au niveau de son entrejambe tandis qu'une pression de la main lui fait comprendre qu'il est temps de s'asseoir sur son propre visage. Qu'il est excitant de lui soulever la lingerie pour pouvoir se faufiler entre ses fesses tout en suivant la courbure de ses clavicules apparentes, d'effleurer les plis insoupçonnés d'un ventre habituellement plat. Qu'il est délicieux de se repaître de lèvres qui vibrent comme la corde d'un arc bandé. Qu'il est ensuite enivrant quand, une fois fatigué, il s'étale sur le flanc, les bras ouverts, rendus accueillants par un flot de promesses silencieuses. Qu'il est grisant de lui replier les jambes et de se sentir comme maître et possesseur face à des muqueuses qui s'entourent à soi dans une étreinte passionnée.
Et finalement qu'il est voluptueux de s'anéantir sur le corps du beau jeune homme dont l'adorable cou blanc est étranglé par une corde, fermement serrée dans ses mains.

 

 

Qu'il est provocant d'être à la fois mâle et femelle, et de pouvoir le vivre avec quelqu'un sans restriction.

 

 

Par Cléo - Publié dans : Souvenirs
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Lundi 14 octobre 2013 1 14 /10 /Oct /2013 23:16

  (N.B.: Pour lire la vidéo, il faut cliquer sur la flèche affiche les pubs dégradantes. Merci)

 


 « Il y a des gens comme moi qui ont besoin d'autre chose que de manger pour exister... »

 

 

La prépa et le rythme soutenu qu'on m'impose, mais surtout que je m'impose, m'empêchent pleinement de vivre le temps qui s'amenuit en présence de ma chose d'amour ; quand les nuits se réduisent en peau de chagrin, quand le week-end commence à quatorze heures le samedi après six heures de dissertation, le corps se cabre, rechigne et crache sur la volonté. Alors on profite de la cuisine que sa petite chose a préparé, on a surtout besoin d'un gros câlin, d'une présence, d'un torse velu contre lequel se caler avec délectation. La soumission, au quotidien, c'est d'abord être là, être celui qui restera toujours auprès de, et qui se sait apprécié pour. Juste parce que sa présence est fantastique avant tout, pas juste son cul.

 

Cela faisait un certain temps que nous avions un peu laissé de côté l'aspect BDSM de notre relation, un peu à regret mais toujours en sachant que ce ne serait qu'une question de semaines, car la nécessité, la fatigue, ne se laisse pas convaincre. Mais l'envie demeure en puissance, toujours plus vive à l'intérieur.

 

Cela avait bien commencé, le soir ; la fatigue m'a rattrapée, je n'en avais plus envie, d'un coup, comme si un coup de massue s'abattait sur moi. Il me comprend et me respecte, il ne m'en a pas voulu, et je me suis endormie rapidement en le serrant tout contre moi.

 

Il m'a surprise, bien plus tard, à me demander lui-même d'attacher la laisse à son cou, et donc le collier que je garde en réserve. Il s'agit d'un collier que j'ai assez peu utilisé ; une ancienne connaissance me l'a donné alors que j'étais encore au lycée : c'est un vrai collier de chien en cuir rouge d'environ sept centimètres d'épaisseur, sans ornements. Hormis la boucle de métal, un petit anneau se trouve à côté de celle-là, endroit où j'attache ma laisse en métal, une laisse souvent trop courte composée de maillons et terminée par une anse de cuir brodé de jaune.

― J'aime de plus en plus cette sensation, m'a-t-il confié, à mon plus grand étonnement.

 

Moi aussi, j'aime de plus en plus cette sensation. Je n'ai plus beaucoup le temps de rêver, mais si je le pouvais, je rêverai qu'il me demande de plus en plus de nouer autour de son cou laiteux le fameux collier jusqu'à ce qu'il prenne la consistance d'un symbole, jusqu'à ce qu'il puisse sentir le poids de notre relation le saisir à la gorge. Jusqu'à ce qu'il se sente nu dès qu'il sortira du TGV et posera ses yeux sur moi, jusqu'à ce qu'enfin arrivé chez moi, il s'agenouille au sol en sortant de sa poche, dans un tintement de métal, le chaînage qu'il me tendra avec humilité. Jusqu'à ce que je voie ses yeux briller d'amour, jusqu'à ce que ses muscles ses muscles frémissent d'impatience. Jusqu'à ce qu'il me souffle, dans un soupir :

― J'aimerais un jour avoir le bonheur de t'appartenir, de matérialiser notre union avec un objet qui ne serait valable qu'à moi et qui, par sa marque, par sa résistance, rappellerai à chaque instant à mon corps que tu y demeures toujours un peu en partie.

Qui matérialiserait à la fois son altérité, et notre similitude.

 

Ce jour là, je saurai que j'aurai atteint un grand pas. Il ne saurait être question d'évidence, ni de facilité, car il n'y aura, dans notre relation, sans doute au niveau de l'intimité de difficulté plus grande que celle de l'appartenance, mais si elle advient, alors nous serons vraiment unis et je crois que ce collier, ce collier d'appartenance et non de frivolité ou de jeu, sera aussi signifiant à mes yeux qu'un anneau de fiançailles.


 

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Par Cléo - Publié dans : Reflexions - Communauté : La d/s dans tous ses états
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Mardi 20 août 2013 2 20 /08 /Août /2013 14:57

 

Je me permets de partager un lien que j'ai croisé sur un réseau social, par l'une des connaissance d'un de mes amis. Et cela me fait réfléchir, sachant que je réfléchis sur la question depuis un moment. J'ai été élevée dans cette génération « lisse », je pensais, à quatorze ans, complexée comme j'étais, que mon corps était sale, que jamais aucun homme ne me désirerait avec mes poils. À la base, c'est la méconnaissance de mon corps ainsi que la pression des jeunes de cet âge qui a conduit à mon malaise. Heureusement, j'ai appris à le connaître et à l'accepter.

 

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-etesansepilation-fr.htm

 

Depuis, donc, j'ai appris à aimer mon corps, j'ai toujours détesté les pubis lisses, aussi je rasais le mien mais en y laissant toujours un rectangle. Depuis mon ancien soumis, j'ai décidé de laisser un pubis naturel, rasé sur les côtés pour garder un beau triangle. Car c'est le comble de l'érotisme, selon moi, que de contempler le contraste entre un ventre blanc (j'aime les peaux très pâles) et le noir d'une belle toison, fournie mais harmonieuse dans ses contours. François a tout de suite préféré mon nouveau pubis, mon nouveau chéri également et moi de même. C'est tellement plus doux. Un jour, un crétin a refusé de me lécher sous prétexte que je ne m'épilais pas (alors que je prends soin de mon pubis, j'ai les lèvres épilées, et je me lave, merci). Un crétin que j'ai jeté sur le palier. Un jeune, qui apparemment ne savait même pas ce qu'était le corps de la femme.

 

J'aime les poils, j'aime les hommes moyennement poilus, j'aime les hommes féminins. Aussi étrange que cela puisse paraître, les poils ne me paraissent pas anti-féminins, même quand il est question de travestissement : je veux que mon chéri garde ses fesses poilues, douces au toucher, de même que son joli torse et son pubis. J'aime renifler ses aisselles, j'aime la légère odeur de transpiration qui n'imite celle d'aucun autre. C'est lui, son corps, et j'accepte le corps de mon partenaire avec tolérance. Brimer le corps de l'autre, c'est ne pas l'accepter, et donc être en contradiction avec l'amour. Aussi tous les partenaires devraient laisser le choix sans imposer de conditions. Je suis heureuse que mon chéri soit quelqu'un d'intelligent.

 

Donc c'est important pour moi de faire passer ce lien, qui j'espère fera réfléchir. La question n'est pas de revenir à l'âge de pierre, mais bel et bien de comprendre la pression alentour et de choisir. J'aime mes jambes épilées, je ne renoncerai pas à elles. Néanmoins, ce n'est pas normal de se faire reluquer étrangement quand nos aisselles ne sont pas bien épilées, ce n'est pas normal de devoir souffrir la cire pour un compagnon intolérant, ni de devoir supporter les remarques sur la plage, si par malheur quelque chose dépasse à cause des bikinis toujours plus étroits.

 

Dans la même lignée, je n'aime pas porter de soutien-gorge : c'est se sentir compressée, avoir un poids en travers de la poitrine. Je me force la semaine, durant la prépa, cela serait mal vu, ma classe est remplie de crétins de dix-neuf ans avec le cerveau en forme d’entonnoir : je n'ai tout simplement pas envie d'affronter les moqueries de la part de gens que je vais devoir supporter toute la semaine pendant dix mois, en continu. Surtout avec une poitrine importante, donc très visible. Mais j'aimerais bien que le week-end on ne me regarde pas comme un animal de foire.

 

En exemple de ce que cette pression signifie, et de parallèle : il suffit de voir une « pub » d'erog dont voici la légende tout à fait significative : "En randonnée, profitant du soleil, cette belle blonde salope et exhib en profite pour se foutre à poils au bord d'une rivière. Son compagnon en profite pour la shooter et s'offrir ainsi des photos amateur en extérieur avec sa salope qui se fait...". Tout en poésie. La femme est chosifiée, c'est une honte, et beaucoup d'hommes fantasment sur ce genre d'horreur (sinon, je pense que je n'en croiserai pas autant sur les sites pornos), sans doute car ils ne peuvent l'avoir à la maison (la femme chosifiée qui se contente d'ouvrir la bouche comme un abîme sans fond). C'est sans doute ce qu'il y a de plus rassurant là dedans. Désolé, mais entre l'épilation-pression et ça, il n'y a qu'un pas.

 

Messieurs, permettez à la femme de ne plus être une éternelle mineure et laissez la s'épanouir dans son corps. Elle n'a pas à être un objet, et je parle en conséquence de cause : mon soumis n'est pas un objet, justement. Car s'offrir à quelqu'un, de son plein gré, c'est la liberté. Devoir se raser, ou modifier son corps, pour conserver son partenaire, c'est contraindre par les sentiments. J'espère juste que ces hommes ont conscience qu'il s'agit d'un fantasme, voire que c'est un jeu de couple occasionnel, mais non significatif de la relation réelle. Hélas, j'ai fréquenté des hommes qui, eux, ne plaisantaient pas, et c'est bien eux le problème.

 

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P.S.: Je suis dominante, certes, mais je suis avant tout une femme, avec des idées propres, des valeurs et une idée de chemin de vie. On m'a déjà reprochée d'avoir des idées trop tranchées, moi qui, étant "domina", devait "avoir de la tolérance pour les pratiques et les moeurs de chacun". Une morale relative, bien sûr... Oui, je respecte les pratiques dans la limite du consentement entre adultes, mais j'estime que toute relation doit être basée sur la vérité et la communication. Donc je respecte le fait d'avoir des envies BDSM, mais pas de les vivre dans le dos de son partenaire. Point. Et ce n'est pas manquer de tolérance.

Par Cléo - Publié dans : Reflexions
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Dimanche 18 août 2013 7 18 /08 /Août /2013 22:40

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Et là, il m'a dit : « Je veux devenir ta petite femelle »

 

Je t'aime

Par Cléo - Publié dans : Souvenirs - Communauté : La d/s dans tous ses états
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