Jeudi 11 septembre 2014 4 11 /09 /Sep /2014 14:13

Aujourd'hui, j'ai trouvé dans mes fichiers une jolie photo, assez récente mais que je croyais avoir égarée. La seule chose qui est agréable, avec les photos, c'est qu'elles permettent, pour la plupart des lecteurs, de supplanter le texte. A vrai dire, ces lecteurs m'intéressent assez peu ; dans l'essence même du blog, de ce journal intime, le lecteur n'était pas essentiel. Le blog devait être là d'abord pour moi, pour me trouver au fur et à mesure, pour comprendre ma transformation, pour garder mes ressentis... et ensuite sur internet pour permettre d'être utile à d'autres, qu'ils se reconnaissent ou non dans mes articles. Au début, je croyais que personne, jamais, ne tomberait dessus. Je me suis trompée.

Force est de constater que plus le temps passe, plus je me sens enchaînée à mes lecteurs. La plateforme de discussion, ou même les commentaires, au lieu d'être un lieu d'échange, de soutien et d'encouragement, devient un réquisitoire. On voudrait que j'écartèle encore plus ma vie privée, que je photographie plus, que je devienne plus "porno". Mutiler mon intimité de couple, correspondre à des fantasmes. Je les déçois d'articles en articles à ne pas écrire ce qu'on voudrait que j'écrive. Je m'énerve, je ne prends plus de plaisir à écrire ici. Je me dis : à quoi bon ? Cela me prend du temps, et beaucoup d'énergie. Et après je me sens comme Jezabel mangée par les chiens.

Je dois le répéter, mais au risque de vous déçevoir : ma vie n'est pas parfaite, elle n'est pas aussi belle que vos fantasmes, car il s'agit d'une vraie relation. Il ne s'éclipse pas une fois que j'ai eu mon orgasme. Il mange avec moi, dort avec moi. Rien n'est parfait car moi aussi je travaille (enfin, j'étudie), je mange, je dois voir ma belle-famille. Bref, je jongle avec d'autres responsabilités. Et si cela ne vous rappelle que trop ce que vous détestez chez vous, alors tournez le regard vers vos propres frustrations et cessez de me rendre responsable de vos echecs. Je m'occupe déjà des miens. Je veux faire bouger les choses, je suis actrice de ma propre vie. Et je n'ai pas besoin d'un metteur en scène pour me donner la réplique.

Ceci est un cri. Je ne nomme personne, je nomme un état d'esprit généralisé en ces contrées marginales de l'internet (et de l'humain).
S'il-vous-plaît, arrêtez de me salir comme vous salissez tout. Encore aujourd'hui, en me connectant pour mettre cette photo, je suis tombée ur d'horribles photos publicitaires d'autres blog. « J'appelle ma sale grosse truie soumise suceuse de queues de ...». Ceci est déprimant. Je ne badigeonne pas de cette sauce. Si vous en voulez, je pense qu'internet foisonne de sites, de dvd ou d'autres ressources. D'autres icônes peuvent prendre ce rôle. Je ne suis qu'une femme de vingt ans. Je ne suis pas une actrice porno, ni même une Maîtresse, et encore moins une Dépouilleuse, Reine, Déesse, Princesse.

Je voulais être l'oasis, pas le mirage.

Il y a des choses qui sont belles. De tout temps, en dehors de toute subjectivité personnelle. C'est pour cela qu'elles en tirent une beauté bien particulière. Des choses plus grandes que nous qu'il faut protéger et chérir. L'art, la littérature, l'histoire de nos ancêtres, la Justice, la Vérité. Je ne suis pas croyante, pourtant s'il y a deux choses qui m'impressionnent au point d'en devenir sacrées, ce sont bien la vie et les étoiles, car je suis persuadée qu'on ne pourra jamais les réduire à la science seule et qu'il y aura toujours une part de mystère et d'incroyable dans ces deux faits.

Je voulais pouvoir rencontrer des gens avec la même vision que moi. Cette vision si personnelle du couple et de la sexualité enchâssée dans la vie. Ce partage, cette recherche esthétique sublimée dans la sensualité, et non pas épuisée (du moins je l'espère). C'est tout. C'est ça qui vaut le coup qu'on se batte et qu'on écrive pour. C'est mon idéal.

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Vous pouvez voir cette photo avec des yeux avides, en imaginant une légende narrative et obscène. Ou alors voir plus loin, plus beau. Deviner ce dos vigoureux d'un jeune homme de vingt-cinq ans qui s'est incliné, qui a tendu les poignets avec joie. Imaginer la pupille pleine d'amour, le rosé de la chair qui s'emparre des fesses qu'on vient de frapper. Toute cette vie qui palpite pour former quelque chose d'incroyable qui change la vie. Tel est ce qui s'est passé ce soir là sur ces remparts, lorsque ma main a pour la première fois frappé une paire de fesse. Un moment qui a changé ma vie et a conditionné toute ma sexualité et ma vie de couple postérieure. Et chaque fois que je domine un homme, et qu'il se soumet à moi, une partie de ce miracle se joue à nouveau.

Mon chéri n'est pas parfait, il n'est pas aussi soumis que je l'aimerais, mais il m'aime sincèrement, est fidèle, et me respecte comme peu d'hommes l'avaient fait auparavant. Je sais que quoi qu'il arrive, il sera à mes côtés. 

Vous, par contre, n'êtes rien pour moi. Non pas que je ne désire pas lier des amitiés ; je l'aimerais, pour sûr, mais on ne veut pas de moi en tant qu'ami. Alors puisqu'en tant que fantasme je ne vaux rien, qu'il en soit ainsi ! 

Par Cléo - Publié dans : Reflexions
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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 14:01

Concernant ma vie sexuelle, le constat doit être globalement placé sous le signe de la déception, du moins temporairement. L’emménagement était réussi, suivi de quelques bonnes résolutions que certains ont suivi sur ma page facebook. Du matériel neuf avait été acheté, dont une CB3000 neuve ainsi qu'un gode ceinture double vibrant et moins gros que le précédent. Ces deux achats se sont révélés une dépense inutile, d'autant plus que l'emménagement nous avait déjà beaucoup demandé.

Le gode-ceinture est juste mal étudié, une chinoiserie pas vraiment raffinée, bien qu'on s'y attendait. Il vibre, c'est agréable, mais sa forme, très droite, n'est pas vraiment adaptée. La matière n'est pas agréable. Bref, rien de spécial. L'histoire de la cage est beaucoup plus instructive.

Je sais que vous l'attendiez autant que moi, il s'agissait d'une dépense impulsive. Une CB3000 « normale ». Hélas la pose est d'une part quasi impossible, longue à souhait, difficile, d'autre part la confortabilité du modèle laisse à désirer. Je sais que j'ai un soumis très très très douillet et très versatile en plus d'être têtu. Je pense que j'ai surestimé son envie, qui n'est toujours que temporaire. J'aurais dû me douter qu'il n'arriverait pas à la porter tout le temps, qu'il la rejetterait, plutôt que d'écouter mon envie. Donc quand ça ne lui plaît pas, pas la peine d'insister ; il est déjà presque impossible de la lui mettre. Nous avons tout essayé : les glaçons, l'eau froide, la douleur : toutes les situations qui le font débander habituellement. Dès qu'il se sent un peu compressé pendant qu'il tente de l'insérer, il se gonfle, et plus rien ne rentre. Il faut dire que monsieur est d'un gabarit assez drôle, avec une base large, plus que le gland qui reste petit. Peut-être gonfle-t-il un petit peu plus que la moyenne entre son état au repos et en érection (je parle plus de la circonférence qui, dans le cas de la cage, pose un sérieux problème à l'insertion plus que la longeur en elle-même). Quant à le masturber avant, c'est inenvisageable, car après cela il n'aurait plus envie de la mettre. Et non, s'il n'en a pas envie, qu'il se plaint le reste de la journée, qu'il ne peut pas la garder et que cela lui fait mal, cela ne va pas, de surcroît, me plaire également. Car le pire, c'est qu'une fois avoir réussi à la mettre, avec sueur et patience, souvent en deux étapes, elle ne tient pas en place. Nous avions le second anneau le plus petit, donc celui qui devait bien serrer à la base. Il se sentait bien pris dedans sans pour autant gonfler, ce qui indiquait que la taille n'était pas trop petite. Le montage était fait comme sur les photos qu'on trouve sur internet. Et pourtant, à peine se met-il à bouger que l'anneau glisse, comme si la peau, les poils et le poids du plastique l'entraînait inévitablement. Le pénis se recule, la cage, qui paraît trop lourde, tombe en avant. Une bosse immonde défigure ses caleçons, ses pantalons sont immettables, la position assise est inconfortable. Le phénomène est encore plus rapide lorsqu'une tentation d'érection a lieu, puisque le membre qui gonfle appuie sur le plastique et crée une tension supplémentaire. Nous n'arrivons pas à garder la cage plaquée contre le pubis... Concernant le diamètre, il semble idéal puisqu'il gonfle, souffre ; la peau est si compressée qu'elle arrive juste à sortir par les interstices. Et malgré la douleur, il continue de bander, la cage faisant alors office de « garrot » et dévoile des couilles devenues rouges-violettes.

Donc soit nous nous y sommes vraiment mal pris, soit ce modèle est vraiment fait pour les hommes sans grandes érections, qui ne sortent pas de chez eux et qui ne sont pas douillets du tout (la blague, combien répondent à ces critères ?), à moins que ce modèle ne soit pas fait pour sa morphologie (un modèle ouvert en acier comme une prison de Morgane peut-être ?).

Ce qui m'a le plus gêné, c'est la manière dont nos rapports allaient devenir anti-naturels. J'aime quand je sens qu'il a envie de moi, ce qui hélas n'arrive pas aussi souvent que je le voudrais. Quand il ne se contente pas juste de répondre à une de mes envies juste pour me faire plaisir, parce que lui est fatigué. Quand il se frotte contre mon pubis, mes cuisses, mes jambes, en gémissant, que je le sens mouiller et coller à ma peau. Quand il est très sale, qu'il va même jusqu'à me dire des choses humiliantes sur lui. Quand il gémit dès que mes mains se posent sur lui. Je n'aime pas le voir grimacer et tenter de passer outre, ne pas bouger de peur que la position soit douloureuse. Ne pas pouvoir le tripoter dans tous les sens par souci de confort, se « limiter » à rester sur le dos les jambes bien écartées. Je n'aime pas passer quarante-cinq minutes en faisant des pauses juste pour réussir à la mettre, et ne jamais réussir à ce qu'elle tienne à sa place ; c'est toujours un supplice d'arriver à glisser la base de la verge à l'intérieur tant la peau se plisse et gonfle au moindre contact.

Je n'aime tout simplement pas avoir l'impression de le forcer à apprécier ma lubie, à être comme je souhaiterais qu'il soit alors qu'il ne peut pas l'être, car je fantasme aussi beaucoup, et que je suis beaucoup plus libidineuse que lui. Tout ça est facile quand on a le beau rôle. Une de mes habitudes était de toujours infliger ce que j'étais en mesure de supporter, que ce soit en terme de violence physique ou psychologique. Or je ne pourrais jamais porter une ceinture de chasteté. Même pas besoin de réfléchir, de tenter de faire des concessions. Je ne supporterai pas.

À vrai dire, ce que je préférerai le plus, ce serait qu'il ait vraiment envie de moi, qu'il se lâche complètement, que je sente tout son corps vibrer. En clair, qu'il me donne tout ce qu'il peut donner sans que j'aie besoin de le lui arracher, et sans avoir besoin de le priver pour qu'il vienne vers moi, comme un chien qui réclame son repas avec d'autant plus d'insistance que son maître oublie toujours l'heure du dîner. Car j'ai toujours vu la soumission comme un partenariat fondé sur la générosité. Un système de dons plutôt que de vols. Accepter l'autre dans ce qu'il a à la fois de plus monstrueux, mais aussi d'humain. De saisir son désir offert et non pas le dérober, ce qu'il implique qu'il puisse toujours être repris. C'est toujours difficile à accepter, mais on le doit. Et même si la patience n'est pas mon fort, je n'ai pas d'autre choix.

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Je dois avouer qu'il y avait un aspect esthétique indéniable malgré le fait que les poils arrivaient toujours à se coincer sans cesse dans l'anneau. Je propose, comme titre « Cupidon bucolique sur parterre de fleurs » 

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Au moins, admirez l'originalité de sa première petite culotte rien que pour lui.

 

Par Cléo
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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 12:52

Le mois d'Août, tout comme l'été en général, a été synonyme de déceptions. Je n'ai que peu pu profiter en raison du temps d'une part et de ma santé d'autre part. On prend trop vite la résistance de son corps pour acquise et on n'hésite pas à l'user, jusqu'à ce qu'elle file. La santé ne se refait non pas en termes de jours, comme la médecine allopathique tente de nous le faire croire avec la triviale équation symptôme = médicament, ni même en terme de semaines, mais bien en terme de mois. Comme il m'a fallu deux ans pour abîmer mon système, creuser jusqu'aux fondations dans mes réserves de minéraux, fatiguer ma capacité à me régénérer avec moins de sommeil qu'il n'en faudrait, une bonne année de pleine modération me sera nécessaire pour recouvrer ma forme d'avant.

Trois mois de repos et de changement drastique de mode de vie, et surtout d'alimentation, ont permis de résorber l'impasse d'un système qui n'arrivait même plus à puiser dans sa nourriture et rejetait tout élément extérieur. Voyons le positif : j'ai été négligente envers les premiers symptômes, j'ai refusé d'entendre et je ne prenais les rebiffades que comme autant de « ça peut arriver, ce n'est rien qu'un caprice ». Me confronter à l'impasse m'a permis de comprendre la nature réelle de mes besoins et d'éloigner durant un temps tout ce qui nous parasite d'ordinaire. Parfois, j'en viens à me dire que c'est cher payé la sous-admission. Et quelle ironie, quand tout a commencé à peine deux semaines après mes concours terminaux...

Je sais que la plupart d'entre vous, fidèles ou infidèles lecteurs, n'ont pas grand chose à faire de ma santé, de ma fatigue, de mes angoisses intimes ou de mon changement d'alimentation. Ce qui vous intéresse, c'est ma vie sexuelle. Alors je vais vous en parler, mais avant, je vais faire une dernière digression. Les problèmes causent la plupart du temps beaucoup de dommages collatéraux, mais parfois aussi certaines conséquences heureuses. La mienne a été de perdre entre douze et quinze kilos, étalés depuis ce début 2014. J'ai perdu une taille de soutien-gorge, deux tailles de pantalon, soit une dizaine de centimètre de tour de hanche et pas moins de vingt centimètres pour le tour de poitrine. Je ne m'y fais pas encore totalement ; je me sens presque coupable d'enfiler une taille 40 dans un magasin tant cette taille me semblait refléter une réalité inatteignable. Je me regarde dans le miroir et je ne vois presque rien, des changements minimes. On ne se voit alors changer que dans le regard étonné de ses proches.

Malgré tout, mon nouveau corps me plaît beaucoup, et il plaît beaucoup à mon chéri. Il me fait parfois un peu peur, ce corps, surtout pour ce qu'il contient, mais je crois que je n'ai jamais autant tenu à lui.

 

 

Par Cléo - Publié dans : Autres
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 11:45

Pour notre futur emménagement, prévu dès Août, se pose la question délicate de l'équilibre de vie et la conciliation de la sexualité et des besoins personnels, qui sont, pour deux introvertis (surtout le pôle masculin en fait) : du temps de loisir à deux et en solitaire, du repos et pour moi du temps d'étude. Tout cela en mettant en place un couple D/S pas vraiment à temps plein et pourtant pas uniquement cantonné au domaine de la sexualité pure. Aussi j'ai rédigé une première version d'un contrat qui, moins strict qu'une tablette d'argile, serivera de base à notre équilibre à inventer. En fait, il s'agit davantage d'une liste de nos attentes respectives.

Mon chéri pense que c'est le point le plus difficile dans ce que nous comptons entreprendre. Pour ma part, j'ai tendance à penser que l'équilibre se fera naturellement si le reste (travail, santé, famille) va. Evidemment, ce contrat ne saurait être appliquable dans les périodes mouvementées.

Je suis déjà contente d'avoir pu mettre des mots sur nos attentes, formulées difficilement au cours des mois. L'application reste encore une question en soi, mais j'espère que la transition se passera bien, sans violence, et que mon chéri prendra de plus en plus de plaisir à me dédier plus de temps où il devra être obéissant. 

 

I ― Je m'engage à :

1. Personnel :

― T'offrir mon amour, ma tendresse, mon affection et ma fidélité de sentiments

― Te faire passer en premier : tu resteras mon chéri avant tout

― Respecter ta vie privée, ton intégrité et ta liberté.
― Te donner satisfaction sexuelle (dans la mesure du possible)

2. Relations à autrui :

― Ne pas interférer avec tes relations personnelles autres qu'avec moi. Ainsi je m'engage à ne pas t'empêcher de voir qui que soit (je peux ne pas être d'accord sur une sortie mais pas sur le fait de fréquenter quelqu'un)

― Ne pas t'exhiber et/ou te forcer en public ou devant des non initiés.

3. Temps libre :

― Te laisser une marge de manœuvre après le travail, c'est-à-dire de te libérer totalement le créneau 17-19h où tu pourras faire ce que tu souhaites

― Te libérer de toutes contraintes deux soirs par semaines sur entente commune préalable.

― Autoriser la suspension du contrat pour des périodes données et acceptées par les deux parties
4. Violence physique :

Dès qu'une faute est commise (raillerie, non respect d'ordres, avertissements non respectés), j'ai le droit de te châtier physiquement avec, ou non, ajout de contraintes. Cependant :

― La limite est celle de l'apparition de marques, elles ne devront jamais pouvoir perdurer plus d'une journée (griffures légères, morsures, ...)

― Aucun sang ne devra jamais couler, aucun organe ou membre ne sera abîmé.
― Je n'ai le droit de te gifler gratuitement (i.e. : sans motif punitif) que lors de tes moments d'excitation

5. Punition :

Dès qu'une faute est commise (raillerie, non respect d'ordres, avertissements non respectés), j'ai le droit de te punir en t'imposant des contraintes mêlées, ou non, à des châtiments physiques.
― Toute vraie punition doit être justifiée, la faute comprise et expliquée.
― La sanction peut être soumise à discussion, une nouvelle devra être proposée le cas échéant

― J'ai le droit de t'entraver et de te restreindre spatialement durant un temps de deux heures maximum
6. Refus :
― Je dois prendre en compte tes refus dans le cadre de relations, virtuelles ou non, imposées avec des tiers

― Certaines pratiques peuvent être interdites à ton initiative, une liste sera établie si besoin, mais la justification doit être une impossibilité morale et/ou physique de les pratiquer.

― Toute pratique poussée doit pouvoir être arrêtée dans les cas d'urgence.

 

 

 

 

Tu t'engages à :

1. Personnel :

― M'offrir ton amour, ta tendresse, ton affection et ta fidélité de sentiments et de corps

― Respecter ma vie privée, mon intégrité et ma liberté.

― Accepter d'être à ma disposition les soirs et journées qui me sont dédiées
2. Obéissance :
― Te considérer à la fois comme mon soumis et mon chéri

― Tenter d'appliquer au mieux les ordres que je te donnerai, le cas échéant tu es autorisé à demander des explications et des précisions sur les ordres

― Me tenir pour priorité dans les moments qui me sont dédiés, et à m'obéir dès que je te rappellerai dans les cas où je t'ai donné quartier libre.

― Accepter les punitions

3. Vêtements :
― Accepter de porter le collier que je te dirai lorsque nous serons seuls ensemble et que je le désirerai. Le refus peut être donné en cas de journée non attribuée à ma personne. Tu es autorisé à me le réclamer toi-même

― Accepter de porter les vêtements que je te dirai dans la mesure du raisonnable

― Porter une cage de chasteté à ma demande, le temps devra être ajusté selon les limites du corps et les impératifs extérieurs

― Accepter de porter des vêtements féminins si je le juge nécessaire, lorsque nous serons seuls
4. Vie sexuelle :
― Te considérer comme mon esclave sexuel

― Accepter que ton corps m'appartienne
― Me donner satisfaction sexuelle dans la mesure du possible ; au minimum, tu es tenu de me caresser à la demande ou de me donner du plaisir avec la langue

― Toujours me prévenir avant de jouir

― Toujours me demander la permission en cas d'envie de masturbation
5. Vie quotidienne :
― Tu dois, lorsque nous sommes seuls, laisser la porte des toilettes toujours ouverte, quoi que tu fasses
― Ne pas ronchonner dans le cas de tâches ménagères imposées

― Les tâches qui concernent mon entretien intime sont de ton ressort : à toi incombe le travail de me raser, m'épiler, t'occuper de ma peau et de mes extrémités ainsi que toute action esthétique que je jugerai de ton ressort et nécessaire

 

Par Cléo - Publié dans : Autres - Communauté : La d/s dans tous ses états
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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 09:49

Sous-titre : distinctions conceptuelles entre La Maîtresse, la Domina-Dominante, la femme dominante



Ce matin, alors que je pensais partir dans un tout autre article (je le réserve au chaud pour demain, ce n'est pas grave), à force d'écrire, mes mains ont finalement décidées de partir sur tout autre chose. En a résulté un billet de réflexion sur différents mots qu'on utilise souvent sans y relier des concepts clairs. Je vais vous livrer ma vision, qui n'est pas exclusive. Je sais qu'à bien des égards elle est idéaliste ; j'ai conscience de ses faiblesses, de la difficulté dans une relation donnée, avec l'affectif en jeu, de se prononcer, même de se rendre compte. Mais en substance voici quelques idées :


Pour moi, dominer c'est par essence tendre à devenir le guide affectif, psychologique et sexuel de quelqu'un qui accepte de se laisser mener en territoire inconnu. Non pas qu'on y arrive à chaque fois, mais que chaque tentative s'en inspire, et aimerait s'en approcher (distinction entre envie et réalité). On commence par le jardin, puis on saute la barrière, puis on parcourt les champs voisins. Tout ça dans le but de finir par l'atteindre, l'Amérique... Aucun chemin n'est identique, et il faut ajuster, calibrer, selon le matériau choisi. L'échange est cependant réciproque ; bien que je me considère comme la force motrice principale, le soumis doit d'abord fournir l'énergie pour venir vers moi, s'offrir, m'exposer toutes les saletés qu'il cache dans sa psyché (très difficile pour la majorité des gens, voire une barrière insurmontable) et dont je me délecte. Et en me laissant le modeler, il me modèle également. On n'est la Maîtresse de quelqu'un que lorsqu'il y a dépassement, mouvement, énergies mêlées. En clair, un mot affreux qui fait peur : Engagement. On n'est pas la Maîtresse au premier rendez-vous, ni après le deuxième. Telle est ma conviction profonde. Il y a une réalité au-delà.


On peut mettre parfois quelques semaines à lancer le processus (avec mon premier soumis, ça a éclaté au bout de deux semaines, mais je pense que c'était une formidable exception, une alchimie providentielle), quelques mois, voire des années. Je ne me sens toujours pas la Maîtresse de mon chéri actuel, et je ne le considère pas comme mon soumis véritable. C'est un chéri enclin à la docilité, avec des envies conciliables et une tendance que je n'arrive pas encore à canaliser.


Dans la plupart des cas, et c'est bien tout le tragique de l'histoire, on ne sera jamais la Maîtresse d'un partenaire donné. On n'arrivera au mieux qu'à être un simulacre, un duplicata effacé. On jouera à la maîtresse par épisodes comme enfant on jouait au docteur. Mais le tragique ne l'est qu'à demi, tout simplement car la plupart des pratiquants ne sont pas fait pour s'offrir à ce point, et ne le veulent pas non plus. Leurs pulsions sont un petit jardin bien protégé qu'ils gardent en permanence ; ils ont simplement besoin de tondre la pelouse de temps en temps pour éviter que les mauvaises herbes contaminent la cour si propre. De ces hommes, je n'ai été ni la Maîtresse, ni même la Dominante. Parfois j'ai tout juste été avec eux une femme dominante ; beaucoup rêvaient hélas de me soumettre avec leurs envies de domination. Dans des cas assez rares et appréciés, lorsque la complicité s'installe et qu'il y a attirance, je peux devenir leur Domina ou Dominante, sur du moyen voire du long-terme.


La Maîtresse avec un grand M (et un article défini, qui pourrait être remplacé par un possessif « ma, ta, sa ») est unique ; du moins j'aimerais le croire. Un soumis pourra connaître dans sa vie une Maîtresse, des Dominantes avec lesquelles il développera des relations privilégiées, épanouissantes et solides, avec lesquelles il pourra même vivre heureux jusqu'à la fin de ses jours, et sans doute beaucoup de femmes dominantes, qui, le temps d'un ou plusieurs rapports, endossent le rôle de partenaire actif à l'instar des relations classiques, et cela peu importe la ou les pratiques misent en œuvre.
La femme dominante n'a aucune pénétration dans la vie concrète du soumis. Elle n'est qu'un « météore » qui flambe ponctuellement sans nécessiter le moindre engagement (psychologique, affectif, temporel). Le coffre à jouet s'ouvre lorsqu'elle est là puis se cadenasse le porte fermée.


Il n'y a pas de façon de vivre ses envies plus légitime que l'autre. Bien sûr, j'aimerais promulguer un couple fondé sur la domination qui dépasse le cadre du strictement sexuel, mais je sais pertinemment que rares sont les personnes à pouvoir et vouloir vivre cela. D'ailleurs, d'autres personnes veulent vivre ce type de couple sans avoir les mêmes idées que moi. C'est à la fois rassurant, et un peu effrayant, la probabilité pour que je retrouve un soumis pour lequel je deviendrai sa Maîtresse se réduisant comme peau de chagrin.


J'imagine avec espoir un jour où je passerai du statut de Dominante privilégiée pour mon chéri (un sacré objectif déjà ! L'engagement est loin d'être aussi complet que ce que je désirerai) à celui de Maîtresse.


Par contre, quant à savoir si une Dominante peut devenir La Maîtresse de plusieurs soumis durant sa vie, je l'ignore. Sans doute que la relation peut du vivant se faire sentir comme telle, mais je pense, que la Maîtresse, faisant le bilant, ne cessera de repenser plus particulièrement à un soumis précis qui l'a touché un peu plus profond que ce que les autres l'ont touché.

 

Reste une autre catégorie. Je n'en ai pas parlé car il s'agit des outsiders, ces femmes (ou hommes d'ailleurs) qui s'accomplissent dans la contrefaçon. Nuance cependant : les femmes dominantes ont des envies BDSM avérées, cela leur plaît fondamentalement et peu importe le degré d'engagement avec lequel elles le vivent. D'autres, elles (ou eux), contraignent leur nature (soumis ou dominante) afin de répondre à une sollicitation, une demande, qui peut tant être celle d'un client, d'un besoin économique comme celle d'un conjoint (le plus tragique et d'après moi le seul cas vraiment répréhensible). Après, discussion morale sur le bien-pas bien, je n'ai pas envie de m'étendre, mais pour ma part, je verrais ce cas de personne qui domine sans véritable envie comme un maillon sans doute obligatoire dans la chaîne alimentaire BDSM. Quand une demande est exprimée, il est rare qu'une offre ne se créée pas conjointement. Et la loi du marché n'a que très peu d'égard pour les affinités personnelles. 

 

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Par Cléo - Publié dans : Reflexions - Communauté : La d/s dans tous ses états
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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 16:14

Quand j'ouvre la porte et le découvre à genoux, nu sur le sol, les mains tendues vers moi et ouvertes sur ce beau collier de métal présenté à la manière d'une offrande, le poids de la journée s'envole. Je referme la porte, m'avance vers lui sans le quitter des yeux. Je le dévore, avec ses beaux cheveux sombres, ce torse où deux tétons rosés pointent. J'ai déjà envie de les maltraiter, mais un détail me retient. Je force mes traits à se durcir, ma voix devient plus rauque.

― C'est comme ça que tu accueilles ta maîtresse ?

Je ne laisse pas même le temps à son visage de se farder de surprise que ma paume s'écrase sur l'une de ses joues. Sa mâchoire suit le mouvement, sans aucune résistance. Son profil malmené, avec ses grandes lèvres grasses qui tremblotent, décharge dans mon ventre une salve d'électricité. « Mon verre d'eau » dis-je simplement, un peu rudement. Il a compris, son corps se redresse. Ses doigts, plus gauches que gourds, se tendent vers l'avant.

Je l'accompagne dans le séjour et m'assois dans le canapé. J'ôte mes chaussures à talon, puis je dégrafe un peu ma chemise pour laisser à mes seins lourds un plus grand échappatoire. Il revient se poser devant moi, juste derrière la table basse alors que j'écarte les cuisses d'aises qui révèlent la naissance de mes bas et les liens du porte-jarretelle. Et surtout mon absence de sous-vêtements et ma toison qui commence à m'envahir. Il ne s'en est plus occupé depuis un certain temps ; il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même ; il devra alors subir son contact moite lorsque je m'appuierai de tout mon poids sur son visage et que je le serrerai entre mes cuisses. Je veux le sentir étouffer, sentir les contractions de ses muscles fébriles parcourir ma chair rose et grasse. Le sentir mourir jusqu'à l'intérieur de mon sexe, lorsque son souffle s'y engouffrera pour la dernière fois. Je lui dis à quoi je pense, à sa petite tête de furet guillotinée entre mes jambes jusqu'à le faire crever de me lécher.

Il rougit, baisse la tête tandis que son sexe pointe timidement entre ses jambes serrées. Il semble si pudique. J'observe la petite verge turgescente qui luit faiblement de désir. Pendant que je me désaltère, j'ai tout le temps de penser à son châtiment. Une fois le verre reposé sur la table, je lui fais signe de me rejoindre. Il s’exécute. Je lui arrache le collier des mains et le lui mets au cou en lui rappelant bien sa faute. Il s'excuse mollement, ce qui me permet de lui tirer davantage les cheveux. J'aime l'entendre feuler ; l'espace d'un instant, je rêve de le voir pleurer devant moi, le corps cassé, brisé à mes pieds, le souffle rauque, le sang au bord des lèvres. Et pourtant, quand je regarde ce visage doux, ces sourcils un peu trop broussailleux qui ne dégagent aucune agressivité, j'ai envie de le poser sur ma poitrine et de l'empêcher d'y bouger, le nez à mi-chemin entre mes tétons et mes aisselles, le menton enfoui dans un pli humide. J'ai envie de le rendre heureux, mais l'heure n'est pas à la récompense.

― Enlève ma jupe, je veux être à l'aise.

En disant cela, je tends mon bassin pour lui permettre d'atteindre la fermeture éclair. Le petit bout de soie glisse le long du porte-jarretelle, découvre un pan de peau nue avant de finir sur le carrelage. Il plie le tissus en quatre et le sauvegarde en hauteur. Je peux maintenant lui faire signe de se rapprocher encore plus. Il est déjà tout contre mes cuisses, sa mine boudeuse me renseigne ; il ne comprend pas.

Alors je l'empoigne et le tire vers moi. Il se penche dangereusement au-dessus de ma chemise déboutonnée. Son petit bout tressaille quand je pose ma seconde main sur son fessier. Là seulement il daigne se laisser poser sur mes genoux. Il bande déjà tellement qu'il va devoir subir le poids de son propre corps sur sa verge, coincée sur mes cuisses.

― Vilain garçon, le complimenté-je tandis qu'une première volée s'abat sur ses fesses ; elle n'est pas très dure, il creuse davantage les reins comme un chat comblé. Je sens sa mouille coller sur ma cuisse et ses mains tenter de s'agripper à l'accoudoir. Lorsqu'il essaye de tourner la tête pour m'observer, je le pousse fermement. Alors je décide de le plaquer contre le coussin, bloquant ainsi sa respiration, tandis que j'ai tout le loisir de le frapper avec ma seconde main.

Je gifle ses fesses de plus en plus durement, tant et si bien que chaque coup ne le fait non plus se tendre, mais se contracter. Dès que je sens son corps hoqueter, je lâche sa tête et le laisse respirer. Je me fais alors plus caressante. La peau chauffée palpite. Puis, sans un mot supplémentaire je l'étouffe à nouveau en allongeant une dizaine de coups réguliers.

Ce n'est que lorsque le spectacle de son visage rougi et larmoyant me fend le cœur que j'arrête. Pour une fois, il ne me fait pas le plaisir de me supplier d'être clémente. Tant mieux – rien que pour ce plaisir j'aurais continué encore à le torturer. Mais ses pleurs m'arrachent quand même une fine pellicule luisante entre les jambes.

― Tu ne l'oublieras plus ?

Sa respiration se saccade et fait tinter les mailles du collier. Il hoche vivement la tête avant de répéter plusieurs fois oui. Je le frappe à nouveau.

― Oui qui ?

― Oui Maîtresse ! chouine-t-il.

Alors j'enlève ma chemise ; me voici presque nue sur le canapé. Je tire le petit corps tremblotant contre moi ; il vient se caler de lui-même contre ma poitrine, comme un enfant. Je presse son visage contre mes seins chauds, mes bras l'englobent fermement. Je laisse à son corps le temps de se remettre, mais la douleur est moins longue à partir que l'angoisse de l'asphyxie.

Je lui explique à quel point je suis fière de lui, de sa résistance, de ce qu'il a accepté de subir pour moi. Que j'ai aimé le contraindre. Qu'il m'a montré une confiance incroyable au point de se laisser menacer, qu'il m'a fait un beau cadeau. Que je ne suis finalement plus du tout fâchée.

 

 

Par Cléo - Publié dans : Ecrits/Fiction - Communauté : Récits Erotiques X
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Mercredi 21 mai 2014 3 21 /05 /Mai /2014 16:47

Cela fait longtemps, je l'avais promis, au moins pour remercier la personne qui m'a gentiment offert de me la payer. Il s'agit d'un manteau, mais pas n'importe quel manteau : un vrai manteau long en vinyle, qui m'allait jusqu'aux chevilles. Puisque je suis un petit gabarit, j'ai dû le faire raccourcir mais le résultat me plait bien. J'ai toujours voulu du vinyle, supposant que cette matière m'attirait peut-être en raison d'un fétichisme. La matière me plait effectivement mais je n'ai pas autant d'excitation que prévu, sans doute car finalement, comme je l'ai toujours pensé, le semble être ne fait pas l'être. Je prends d'autant plus de plaisir à être nue, à sentir ma peau devenir très sensible, mon duvet se hérisser. Les vêtements m'oppressent en permanence.

DSC001312.jpg

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Difficile de faire des photos aussi complètes dans un petit appartement étudiant de dix-huit mètres carrés, qui plus est seule aidée uniquement de la fonction retardeur. Ces photos n'auront donc pas une qualité exceptionnelle, mais j'espère que vous verrez la majorité de l'intérêt.

Et puis rien ne remplace aussi mieux les lacunes, surtout en matière de fantasmes, qu'un esprit vif et rêveur.

Par Cléo - Publié dans : Autres - Communauté : La d/s dans tous ses états
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Lundi 28 avril 2014 1 28 /04 /Avr /2014 20:53

 

 

Ses petits pas tintaient à peine sur le calfeutrage des marches. J'échouai à distancer la gazelle dont j'observais la droiture contrefaite des épaules trembloter à chaque extension du genou. De sa grosse motte de cheveux sortaient quelques mèches grasses qui se tortillaient jusqu'aux omoplates, zébrures ondulées sur fond de zibeline unie. La jupe en cuir se fendait périodiquement, à intervalle régulier, aussi sûrement que le gonflement de cette veine un peu trop saillante où se pressait le sang.

― Miss, finis-je par lâcher, attends-moi.

Pas un mot, pas un souffle, ne me répondirent. Je m'étais contenté de soliloquer. Un regard au fard tapageur, puis un effleurement, avaient suffit à me conquérir, l'alcool rendant clair à mon esprit ce qui m'apparaissait en temps normal brouillé. Elle me mena au fond du parking et s'installa au volant d'une vieille chrysler. Puisque rien n'avait été dit, je pris le parti de m'asseoir à mon tour côté passager. J'ignorai la teneur de son invitation d'autant plus qu'aucune invitation n'avait été encore énoncée. Elle se tourna vers moi ; de grosses lunettes de soleil cachait son sourcil ombrageux.

― Tu aimes les sensations fortes ?

Je restai pétrifié devant le spectacle de ces grandes lèvres au contour plus foncé qui s'entrouvraient comme les rideaux d'un lupanar. Ses pommettes se raidirent, j'acquiesçai en simultanée avec le vrombissement du moteur. Toute la volonté de son corps paraissait se masser dans la portion de chair, de nerfs et d'os qui constituait sa main droite, déterminée sur le levier de vitesse. Un, deux, trois carrefours passèrent, la berline passa par la banlieue puis passa le pont en direction de la zone industrielle. Elle s'engouffra sur le terrain d'une friche au macadam émietté. Les pneus s'immobilisèrent sur le parking privatif, derrière le squelette à peine décharné d'une usine pétro-chimique.

Je la rejoignis devant la voiture. L'anxiété commençait à poindre.

― Où on va maintenant ?

― Étends-toi sur le capot, répondit-elle impitoyablement.

Je ne réagis pas tout de suite. Les talons tambourinaient sur le sol jonché d'immondices. J'émis un faible « pourquoi ? » qui récolta une tape dans le dos. Un talon manqua de percer une boîte de conserve qui ripa douloureusement sur mes mollets découverts. Les mains de Miss s'enroulèrent alors autour de mon cou, mais seuls deux doigts savamment placés suffirent à m'indisposer, la paume se contentant de coller à ma peau comme un sarcophage à son cadavre.

― Étends-toi sur le capot, répéta-elle.

Cette fois, j'obtempérai sous l'effet de la menace. Le haut de mon corps entra en contact avec l'acier poussiéreux. Je trouvai quelque chose d'érotique à cette poigne qui s'exerçait sur mes reins faiblement découverts qui frottaient contre le cuir.

― Ne bouge pas et tout se passera bien. Tend les poignets.

Je ne compris pas tout de suite ce qu'elle faisait, à la fois baissée et appuyée contre mes chevilles ; la morsure grinçante des liens me renseigna et me rendit moins coopératif pour la seconde cheville. Je n'étais cependant qu'un petit gringalet que la panthère musculeuse coinça contre l'acier brûlant ; une fois la seconde cheville collée à la roue, mon bassin immobilisé, elle se pencha sur moi. Bien que je ne le voulusse plus qu'à moitié, elle m'arracha mon pantalon. Je ne retiens de cet instant, dans mon cri, que la somme de la douleur de mon prépuce sur le capot cuisant et de mes couilles compressées par sa paume.

― Sois un bon garçon, me souffla-t-elle d'une voix que je n'avais pas remarquée auparavant aussi rauque.

Elle entreprit de me calmer, ses doigts pétrissaient avec plus de douceur mes testicules, le métal me parut grâce à elle moins cuisant. La tigresse me couvrait, sa jupe fauve frottait avec énergie contre ma croupe étrangement dégagée de la sorte. J'ignore quand elle la leva, mais mon excitation remonta lorsque je sentis sa crinière pubienne m'effleurer avec violence comme un fouet de soie. Elle ne cessait de m'exhorter à la délicatesse, me frappant d'autant d'insultes que de compliments, lapant la naissance de mon conduit auditif comme ces chats qui saisissent la nuque de leur partenaire pour les tenir tranquille durant le coït. Je ne comprenais guère ce qu'elle comptait faire de moi, ni même à quoi je pourrais bien lui servir attaché sur le ventre. La peur de mourir me traversa lorsque j'avisai la cime effilée d'un ancien fourneau. Je ne la connaissais pas, j'étais esseulé en compagnie d'une femme qui m'attachait et m'insultait. Je n'avais pas d'argent sur moi, mon sac était resté dans ma propre voiture, je ne voyais pas quel autre motif elle aurait eu. Un complice était-il sur le point d'arriver ? Je n'eus pas le temps de réfléchir davantage car elle grimpa totalement sur moi, les genoux serrés contre mes bras alors plaqués contre mon buste, ses cuisses s'appuyèrent un temps sur la naissance de mon cou. Je suffoquai, mais elle se replaça bien vite en tendant un câble depuis l'habitacle qu'elle avait laissé sortir par la fenêtre. Sur ce, nous bataillâmes afin de gagner le droit d'avoir l'ascendant sur l'autre, mais j'étais déjà partiellement attaché et elle pesait une bonne quinzaine de kilos supplémentaires. Elle termina mes poignets et je me trouvai écartelé sur le capot fumant, la croupe relevée et angoissée, le dos s'arquant convulsivement sans grande utilité. Je me mis à couiner, en conséquence de quoi j'entendis le rire de Miss pour la première fois. Une première rafle de coups vinrent s'abattre sur mon fessier ; je couinai de plus belle et je fus frappé de plus belle.

Je suppliais, je geignais sans que cela semblât l'affecter. Tantôt elle caressait mes reins, tantôt elle les lacérait durement à coup de french manucure. Cette position humiliante où les deux globes de chair commencent à s'entrouvrir m'évoquait les souffrances de ce corps forcé en travers des genoux paternels, et ces mêmes fesses qui se contractaient sous l'effet des coups. Je n'avais jamais été humilié par une femme, cela me semblait être un privilège d'homme ; du moins j'avais la condescendance de le croire à cette époque.

― Ne bouge pas, ça ne te fera pas mal. Il ne t'arrivera rien.

Je la crus comme on croit un arracheur de dent. Ses doigts écartèrent mes fesses malgré mes protestations, elle jaugea l’élasticité de ma peau et titilla les plis de mon intimité. Alors que j'entrevoyais ce contact avec dégoût, je constatai que mon éducation n'avait pas pénétré jusqu'à l'intérieur de ma chair. De voluptueux chatouillis serpentèrent le long de mon périnée, ce qui me tint tranquille durant quelques secondes, avant que ma conscience ne bondisse d'effroi. Elle maugréa, je la vis du coin de l'oeil s'éloigner. Elle alla chercher quelque chose dans l'habitacle pendant que je me débattais inutilement. Lorsqu'elle revint à mon niveau, elle me demanda de lever les yeux vers elle ; j'obéis avec le renoncement d'une bête traquée.

Le chignon s'était défait, la blouse s'ouvrait négligemment sur des seins nus ; la jupe, quant à elle, avait laissée la place à deux cuisses puissantes. Et à la jonction de ces différentes parties, un sexe dressé, noir et luisant, fixé par deux bandes de cuir. Miss tenait éhontément ce nouveau sexe dans sa main droite victorieuse, je tournai la tête avec dégoût. J'avalai âprement ma salive, tremblant d'un châtiment que j'avais pourtant infligé sans pitié à des dizaines de femmes.

Elle se repositionna derrière moi et frotta son gland contre moi pour me mouiller. Le plastique, alors souple, avait tiédi sous l'effet de la chaleur et me semblait semblable à mon propre gland, alors comprimé misérablement contre le capot. Je gémis une dernière fois, sans succès. Le gland appuya contre moi sans violence, par petits mouvements qui, chacun, provoquaient une onde d'excitation le long de mes petites boules tremblotantes. Même si je désirais me contracter, le gel et la surface courbe de l'objet embrassait à la perfection mes creux et s'y fondait progressivement malgré moi, comme doués d'une antique complémentarité, comme de vieux amants qui se retrouvent après des années de séparation.

La violence qu'elle me laissait auparavant présager n'était plus de mise ; je déduis plus tard que la souffrance ne lui était pas plaisante contrairement à l'humiliation ressentie en me faisant abdiquer à ce plaisir que je jugeais dégradant. Son sexe prit possession de moi par à-coups harmonieux, je répugnai à sentir sa progression tout en haïssant encore plus l'excitation qui gagnait mon sexe alors mi-mou. Mon plaisir perlait au bout de ma verge et collait à mon ventre. Je me dégoûtai moi-même et m'obligeai à serrer les dents pour étouffer les râles que ma chair souhaitait exprimer.

Quand enfin je fus ouvert, et surtout que je me forçai à le rester, car je me rendis rapidement compte que toute contraction voulue me faisait mal, elle commença à accélérer. Ses mains se raffermirent sur mes hanches découvertes ; avec plus d'assurance, elle jouait des heurts et des chocs entre nos reins mutuels. Je me sentais totalement pris, sailli, comme une femelle. Je ne me reconnaissais plus, je ne comprenais plus comment j'en étais arrivé là. Ma conscience a commencé à s'arrêter, je les contemplais sans les voir, les liens autour de mes poignets. Ses mains, comme deux braises, roulaient sur mon dos en déplaçant leur brûlure ; à l'intérieur, son gland sévissait joyeusement, il butait dans une intimité nouvelle que personne avant elle n'était allée cherchée ; ma pudeur était comme un lapin terré au fond de son terrier que le chasseur venait de débusquer.

Ses doigts se mêlèrent à mes cheveux, elle leva ma tête et dans le même temps m'asséna un coup énergique qui me fit râler. J'avais rompu mon engagement, un son avait franchi la mince barrière entre l'intérieur et l'extérieur : il demeurait libre de frapper les oreilles de ma tortionnaire.

― Je sais que tu aimes ça, pauvre hypocrite, jura-t-elle en tirant davantage sur les capillaires.

Sa voix, âpre et féminine, dure mais fluide, m'arracha un second chuintement de honte. Elle augmenta la cadence ; la nouveauté ne fut plus supportable et emporté par l'élan, des gémissements outrepassèrent mes propres barrages.

Elle continua, j'en pleurai de tant de sensations et d'émotions paradoxales qui s'emparaient de moi. Mon cul vivait par lui-même, je n'eus d'autre choix que de me laisser porter par le flot. Au bout d'un quart d'heure de cette terrible torture, les dents toujours serrées, le front enfiévré, la croupe palpitante, je chuintai dans un long râle tandis que toute ma frustration se vidait sur le capot, sans que j'aie pu auparavant présager de ma jouissance. Le long jet qui coula derrière mes cuisses ne me fut connu que lorsque quelques gouttes coulèrent le long de sa jambe.

Le rire satisfait de Miss scella ses dernières persécutions. Son sexe, en partant, laissa à l'intérieur de moi le même trou que celui dans mon âme. Je la suppliai alors d'achever ma honte en me laissant mourir sur ce capot, desséché à l'instar de ces cow-boys crucifiés sur leurs totems et abandonnés au soleil du désert. Elle rit de mes larmes tout en dénouant mes liens. Je roulai misérablement au sol comme une outre trop pleine. Sur mon ventre, la chaleur avait laissé une grande trace qui s'avéra superficielle ; le blanc coagulé de mon éjaculât n'en ressortit que davantage.

La voiture recula en trombe puis contourna le bâtiment. Je ne vis de Miss plus qu'une silhouette occupée à refaire son chignon.

 

Je garde de mon unique viol le souvenir paradoxal d'un moment d'effroi et de jouissance successifs comme je n'en ai plus jamais connu, un moment cathartique où le corps ne peut se purger jusqu’à l'âme qu'à travers la souffrance. Plus tard, le spectre de ce premier amour dangereux se glisserait dans chacune de mes tentatives. J'échouai, parfois avec beauté, à retrouver l'image de cet amour violent.

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Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 21:17

Alors, ça vaut ce que ça vaut comme articles, mais je me dis que cela fera du nouveau grain à moudre. Aujourd'hui rapide shopping. J'ai enfin dégotté une nouvelle "boîte à malice" comme je l'appelle pour remplacer l'ancienne cassée. Et voilà le résultat : tout tient bien propre, bien rangé, dans la boîte qui est rangée sous mon lit, à l'abri des regards mais pas d'un besoin pressant (pour mon chéri, bien entendu).

DSC00123

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Mardi 14 janvier 2014 2 14 /01 /Jan /2014 19:28

 L'air de rien, entre deux gorgées de café, je l'observe par-dessus la barricade de ma reliure. Je l'ai repéré dès que je me suis installée, et plus je le regarde, plus il me semble correspondre. Àdeux tables de moi, Emma Bovary, déguisée en informaticien, m'attend. Ou en comptable. Il me séduit avec son air un peu niais, à porter une bouche trop longue accompagnée d'un nez si court. Il a de beaux cheveux noirs, une belle toison luisante qui encadre virilement ce visage si peu masculin et des lunettes rectangulaires on ne peut plus classiques. Et, comble du luxe, je peux constater qu'il nage dans son pantalon de costume qu'il a tenté, sans succès, de calfeutrer avec sa chemise. Sa ceinture est serrée assez fortement, le métal de la boucle est mat, il ne brille que dans mon esprit, où, déjà, je le brandis comme l'éclair vengeur de Zeus Patêr sur deux fesses blanches, peu poilues, tandis que mon autre main serre une corde tendue à l'extrême au bout duquel deux petites boules de Noël rougissent. C'est truculent, j'adore, mais tout, encore, peut basculer. J'attends un signal, celui qui lancera le top départ. Je veux entendre sa voix, il va bientôt commander. Si elle est trop grave, ou trop nasillarde, alors, déçue, je me lèverai, payerai l'addition puis partirai.

La Providence me sourit ; au lieu de commander, il sort de sa sacoche Belle de jour.Mes dernières réticences fondent, je n'ai plus qu'à amadouer mon courage, ou mon culot, et l'aborder. Je pose mon livre et ose le toiser franchement. Ce n'est qu'au bout de dix secondes qu'il sent peser mon regard sur son joli minois. Le destin du monde se joue en quelques secondes, je soutiens son regard jusqu'à ce qu'il le baisse, gêné. J'ai déjà gagné la première bataille, pourtant le plus dur reste à faire. Je me lève alors, le risque sanglé à la poitrine, me dirigeant vers lui, sans me détacher de son visage ; il ne faut pas qu'il oublie que je viens pour lui, ni qu'il puisse croire à une quelconque timidité.

Mon approche restera classique.

Bonjour, je peux ?

Évidemment, il bredouille, mais pas par gêne de devoir me renvoyer ; je crois que c'est vraiment par timidité. Je prends son presque-oui pour un oui, car il faut savoir devancer le destin parfois.

J'espère que vous ne me trouvez pas trop cavalière, je ne voulais pas vous déranger. J'ai vu que vous lisiez ; Belle de Jour, il paraît que c'est un très bon livre, je me suis toujours dit qu'il fallait que je voie le film de Buñuelavec Catherine Deneuve, j'en ai vu d'autres de lui et j'aime beaucoup son univers, cru mais vrai. Enchantée, je m'appelle Carole.

(...)

J'ai aussi vu que vous lisiez, enchaîne-t-il maladroitement, qu'est-ce que c'était ?

Un doute m'étreint ; est-ce toujours de la timidité, ou ne suis-je pas, en fait, trop inconvenante et lui trop poli ? Et pire : est-il vraiment célibataire ? Je tente le tout pour le tout, il n'a pas vu ma couverture, du moins je l'espère, cela m'offrira une réponse claire. Et puis, entre deux Séverine, on passe aisément de l'une à l'un.

La Vénus à la Fourrure. Vous connaissez ?

Ànouveau le trouble, ses lèvres remuent vaguement. Je le devance avant qu'il ne puisse me répondre.

Oh, ce n'est pas très connu. J'aime beaucoup le style de ce livre, il est très charnel, mais la fin respecte un peu trop les stéréotypes de l'époque, si vous voyez ce que je veux dire.

Oui, je vois, je connais cette fois-ci.

Il l'a minaudé, sa réponse ; sa voix, aigrelette et juteuse comme une petite baie gorgée de soleil, s'est suspendue sur la dernière syllabe. Je remarque le palpitement de la veine de son cou, j'ai envie d'y sceller mes lèvres, et, à la manière d'un vampire, d'aspirer à moi la vie qui vibre déjà si proche. Puis je titillerai sa glotte en même temps que mes doigts se faufileront à travers l'interstice d'une boutonnière, palpant la chaire moite d'un torse que j'espère molletonné jusqu'à tomber sur d'adorables mamelons, petites groseilles que je serrerai entre deux doigts, comme pour les faire éclater. Et surtout : j'aimerais lui susurrer cela, le troubler, le gêner, l'incommoder. Je commencerai à lui enseigner le goût de la honte.

Et vous avez apprécié ?

C'est-à-dire que... c'est assez spécial.

Je répète ma question en détachant davantage les syllabes. Ma voix, elle, s'affermit.

En substance, est-ce que vous avez aimé ?

Mes yeux le retiennent, je le devine à nouveau mal à l'aise car il fronce les narines. Le brusque frémissement qui accompagne mon haussement de ton m'évoque celui d'Orphée, n'entendant plus les pas de sa chère Eurydice et craignant à nouveau de la perdre. Son geste signa sa perte.

Oui.

C'est court, trop simple, mais il y a tant de culpabilité qui se cache dans sa voix et au creux des plis de ses phalanges que je n'ignore plus l'importance de sa confession. Il a compris qui j'étais et ce que je voulais. Il me plaît, j'aimerais apprendre à le connaître. D'où il se trouve, il imagine à peine ce que, derrière mes mots, j'essaye de lui faire deviner. C'est si touchant, cette virginité, cette candeur. Il n'est encore que l'idiot qui regarde mon doigt ; mon défi, et un défi tel que je n'en ai plus relevé depuis des années, serait de le projeter parmi les étoiles.

Le silence s'est installé entre nous, je le laisse s'étendre, car j'ai l'intuition qu'il est bénéfique. C'est ce moment que choisit le serveur pour prendre la commande de cet inconnu dont je brûle de connaître le prénom. J’abats ma dernière carte ; s'il ne cille pas, alors j'aurai, en théorie, gagné ; du moins, j'aurais pris un peu d'avance. Le garçon se poste devant nous, je devine son sourcil froncé, la mine du crayon reste suspendue une seconde de trop au-dessus du papier, c'est le laps de temps qu'il me fallait pour prendre la parole.

Un café pour monsieur, et un autre pour moi.

Seul mon inconnu esquisse un mouvement de surprise. Ses lèvres s'ouvrent puis se referment aussitôt ; heureusement, je ne sens aucune colère en lui, juste un peu d'étonnement. Le serveur, lui, tourne les talons. Je ne laisse pas à ma cible le loisir de s'échapper un tant soit peu de mon emprise naissante.

Au fait, je ne connais ni votre prénom, ni votre profession, mais laissez-moi la deviner. J'hésite entre deux domaines, l'informatique ou les chiffres. À moins que ce ne soit la finance.

Cette fois-ci, la perplexité se dessine sur son visage, de fines ridules qui marquent le tournant de la trentaine viennent orner la commissure de ses paupières. Peut-être me suis-je trompée. Je ne possède, il faut le dire, aucun talent particulier, c'est simplement mon expérience qui m'a permis, parmi tous mes partenaires précédents, de dégager des secteurs d'activités « porteurs ».

Je m'appelle Antoine, je suis commissaire aux comptes, et il faut croire que cela se remarque.

Antoine. Trois syllabes ; tant mieux, je préfère les prénoms longs qu'on peut égrener avec soin du bout des lèvres. Elles se tordent alors plus longtemps devant leur visage en ondulant leurs courbes drapées de rouge. Antoine, cela sonne déjà très bien, clair, précis, c'est un nom que j'adorerai susurrer dans un accès de plaisir tout en obstruant sa bouche de trois de mes doigts plantés au fond de sa gorge.

 

Je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire, à la fois de contentement, mais également de soulagement : mon instinct ne m'a pas trompé, et lui ne m'a pas rejeté. Au-delà de mes espérances, je suis parvenue à l'intriguer le temps du café ; après quoi, il a dû retourner travailler, mon numéro en mémoire et une proposition osée à confirmer : un dîner, ce soir, après le travail, même assez tard, afin de prolonger ce si agréable moment.


D'autres extraits sont disponibles sur mon facebook à la consultation, il suffit juste d'avoir un compte préalablement. Petite icone à votre droite pour le lien, ou dans le post d'en-dessous.  Commentaires attendus avec joie.

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