Mardi 30 juin 2015 2 30 /06 /Juin /2015 12:19

Chose promise, chose due !
voici le nouveau site, beaucoup plus propre. La migration a été effectuée. Et en prime vous trouverez d'autres surprises dessus.
Ce blog sera encore accessible un ou deux mois avant sa suppression définitive. 

 

Le Repaire des Amazones


 

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Par Cléo - Publié dans : Ecrits/Fiction
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Samedi 13 juin 2015 6 13 /06 /Juin /2015 15:12

Au commencement, quelqu'un créa une annonce leboncoin. Il y avait cette belle maison normande, ancien corps de ferme de plus de 200m², avec sa cour en graviers et ces hortensias, cette écurie à retaper, ce jardin paysager de plusieurs hectares et cette haie qui cachait la propriété des regards extérieurs. Et la mer à vingt minutes. Tout ça, à seulement 300.000 balles dans un charmant bled au nom qui fleurait bon Flaubert.

 

Mon rêve se précise. Pour la première fois depuis des années, je le vois se dessiner à l'horizon, encore très flou. J'ai toujours admiré ces utopistes du XIXe siècle et leurs grands systèmes communautaires. Familistères. Phalanstères. De beaux et grands immeubles hyper hiérarchisés, à la manière de ruches humaines, ouverts sur de grands espaces. Ce que j'aime dans ces systèmes, c'est leur caractère à contre-courant, le profond élan de générosité qui anime leurs initiateurs et l'aspect d'autonomie des structures construites.

La seule chose qui me fait peur, c'est que dans la plupart des cas, les sociétés utopistes ont fini par disparaître, même si le familistère de Guise reste une exception. Je veux bien que vous partagiez d'autres exceptions en commentaire ou sur mon facebook, si vous en connaissez !

 

Je le sais, je le sens. Je veux vivre à plusieurs, recréer une unité sociale à l'échelle d'une grande maison. Refaire un authentique oikos grec. Je veux fonder un noyau dur, constitué des soumis(e)s que j'aimerais, avec chacun sa chambre et un grand lit, lesquelles chambres communiqueraient. Petit à petit nous construirions une unité autonome qui pourrait se passer le plus possible du monde extérieur. Il y aurait donc le noyau dur dont j'assurerai la cohésion, et autour de lui les omégas, des hommes soumis que j'apprécierai et qui seraient là afin de bénéficier de la tranquillité, pourquoi pas d'une vie à demeure ou de quelques unes de mes perversions en échange de services. Nous monterions un beau gîte : ils feraient la visite aux clients, nettoieraient les chambres, répareraient la toiture, désherberaient le grand potager, tailleraient les vergers. Quand je vois qu'un gîte fondé sur la pratique du fist-fucking (dommage que ce soit limité aux hommes d'ailleurs) qui marche, je ne vois pas pourquoi un gîte fondé sur la gynarchie, voire le BDSM hommes-soumis ne serait pas capable de fonctionner ! Certains travailleraient à l'extérieur et céderaient une part de leurs revenus, comme s'il s'agissait d'un loyer, en échange d'une prise en charge. Puis nous nous étendrions, nous organiserions des stages et des logements temporaires. D'autres Maîtresses voire Maîtres en quête de tranquillité viendraient nous rejoindre. Un séjour reposant à la campagne, une vie hiérarchisée, sous la domination de quelqu'un, pour se delester du quotidien et jouir d'une servitude temporaire. Nietzsche disait bien que toutes les grandes civilisations ont besoin de la présence d'esclaves.


En échange, les gens seraient cadrés, pas forcément toujours par moi d'ailleurs. Ils pourraient trouver un sens concret à leur vie, se nourriraient des légumes qu'ils auraient eux-même plantés. Loin des bureaux, des chiffres, bercés par l'air marin, tout semblerait plus calme et plus simple. Je développerai ma carrière, au moins au début, avant de me consacrer au potager, aux ruches et à l'écriture. Nous finirions par faire quelques marchés, le temps de nous faire connaître, vendre ou troquer certains produits en trop. Nous essayerions de vivre avec le minimum sans nous priver, allant en automne cueillir les champignons et les châtaignes, faisant des confitures en été et des bocaux pour l'hiver. Certains hommes forts iraient en forêt ramasser du bois pour le stocker dans la remise.

 

Nous aurions deux petites chèvres, quelques canard et oies à gaver qui vadrouilleraient dans le fond de la propriété. Et quelques poules alsaciennes pour faire des œufs en continu toute l'année.

 

J'imagine une vie simple, plus concrète, plus raisonnée, pas toujours plus facile, mais toujours plus sensée. J'aimerais seulement être entourée. Vivre mes perversions au grand jour, dans l'enceinte clos de mon Paradou miniature.

Par Cléo - Publié dans : Reflexions
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Jeudi 11 juin 2015 4 11 /06 /Juin /2015 17:19

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Pourquoi Erog décide-t-il de m'incliner mes photos ? Mystère ! Vivement le changement de site !

Par Cléo - Publié dans : Autres
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Jeudi 11 juin 2015 4 11 /06 /Juin /2015 17:17

J'ai passé une formidable nuit. François était plein de promesses, et de désir. Plus je l'ignore au cours de la semaine, plus il se montre excité et mielleux lorsque je le revois. Pour la première fois, ce fut lui qui me proposa une date, parce qu'il en avait envie et que je lui manquais. Je me suis surprise à ne même plus y penser, puis à y aller, sans trop savoir si c'était une bonne idée. Ce fut même lui qui m'embrassa le premier alors qu'il venait me chercher à son arrêt de métro. Je n'en sentais pas l'obligation, je me suis laissée faire et ai rendu son étreinte, profitant de cette sensation agréable. Évidemment, une fois en sa compagnie, tout doute disparaît, je retrouve la tendresse, j'apprécie de partager quelques heures en sa présence. Et surtout je joue de son désir pour moi.

 

J'ai passé une formidable nuit d'amour à la spartiate. Lui, plus maso que jamais, subissant avec délectation mes griffures, mes morsures et mes pincements sur sa peau. Il se tordait d'excitation face à mes coups avant de me supplier de continuer et d'y aller plus fort. J'ai aimé la sensation de son sexe gonflé et dur dans ma bouche, qui la remplissait. Je lui ai demandé de me regarder, puis l'ai mordu, très fortement. Je faisais passer mes dents sur son sexe, je le mâchais comme un gros morceau de plastique mi-mou, mi-dur. Et il gémissait en me regardant, la larme à l’œil et la bouche ouverte en un râle inépuisable. Je ne me savais pas aussi sadique, mais force est de constater que j'aime ça. Je revois mes mains se poser sur son cou et lui râler davantage, les yeux exsangues et la respiration affolée, le sexe tressaillant contre ma cuisse comme un poisson agonisant sur la plage. Dans nos regards, c'est toute notre perversion qui converse avec ou sans notre accord. Il sait très bien les plus sombres pensées qui m'assaillent, celles que je n'ose même pas me murmurer à l'ombre de ma conscience. Il a les mêmes. Je résonne en lui.


Son corps pressé contre le mien palpitait. J'ai joui grâce à sa langue entre mes fesses, à me laper la raie et le cul. Lorsqu'il a senti que mes mains s'activaient contre mon clitoris, il a plongé d'un coup sa langue profondément en moi. Je l'ai senti buter contre mes muqueuses et écarter mon petit cul si serré. J'ai joui très fort. Ce fut pire la seconde fois, quand je le priai de venir me lécher après qu'il ait gémi longuement en me suppliant de l'autoriser à lécher ma chatte. Il était marqué par mes griffures, la verge devenue violette, le dos strié et les tétons dangereusement sensibles. Une petite pellicule de sang luisait dans son dos le long des marbrures, très fines, certes, mais pourtant bien présentes.

Nous ne devions pas nous coucher trop tard car il travaillait le lendemain. Après tous ces efforts, qui avaient quand même dû réveiller ses voisins du dessus à presque une heure du matin, je l'ai serré contre moi. Sa verge redevenait enfin molle après presque vingt minutes de bandaison continue, soit un record pour lui qui oscille sans arrêt entre l'horizontale et la verticale (sans qu'on comprenne bien pourquoi). Je lui demandai, très tendrement, s'il avait envie de jouir. Bien sûr Maîtresse, mais dans le fond je préférerai presque que vous ruiniez mon orgasme. Mes gencives découvertes par ma lèvre lubrique l'informèrent que l'idée m'avait bien traversée la tête : pourtant nous nous voyons si peu, je suis pleine de gratitude pour lui. Je l'aime, alors j'ai tellement envie de lui faire plaisir. Je l'ai fait monter très doucement, juste avec un doigt, lorsque la pulpe de mon doigt se déplace à peine sur la peau du gland. Il adore se sentiment d'excitation lié à la frustration de ne presque pas me sentir. Ce simple plaisir cérébral suffit à le faire monter et à lui provoquer des sensations incroyables. Nous sommes tous les deux sacrément tordus.

Il a joui puis, le sentant vulnérable, le corps marqué, je l'ai pris dans mes bras en le sentant trembler et frissonner jusqu'aux os. Nous avons ensuite bien dormi, passé une matiné très tendre, faite de petits baisers et de douces étreintes. Liés par ce cette relation qui ne s'était jamais terminée en trois ans.


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Par Cléo - Publié dans : Souvenirs - Communauté : La d/s dans tous ses états
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Vendredi 5 juin 2015 5 05 /06 /Juin /2015 00:37

Le Baiser du Sphynx, Franz von Stuck (1895)

 

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Par Cléo - Publié dans : Autres
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Vendredi 5 juin 2015 5 05 /06 /Juin /2015 00:21

 

 

Une fois n'est pas coutume, cet article portera un nom simple qui se suffit à lui-même.


Je vais bien. Vraiment bien. Je me sens plus vivante que depuis des années, comme si ma jeunesse venait enfin de débuter. Comme si j'étais enfin sortie de la période troublée, parfois douloureuse, souvent maussade, que fut mon adolescence. Je vis. Je sens quelque chose rayonner en moi.


Pendant trois ans je n'ai fait qu'espérer. Mon cerveau, mes désirs, tous étaient tendus par l'espérance vers un souvenir passé. Je me sentais dépassée par l'envergure de ce désir, tiraillée. Ce désir, ce fut François. J'en parle au passé simple à dessein. Je n'avais qu'une hâte, retrouver l'homme qui faisait enfler mes fantasmes. Je l'ai revu. Ce fut très agréable : je retrouvai l'amant tendre, la voix de femme, la douceur de ces fesses et de sa rondelle timide. Mais aussi ce corps lisse, imparfait et par certains côtés ridicules, avec ce ventre proéminent penché sur une fine taille, à la manière de ces angelots potelés de la Renaissance. Même après trois ans d'absence, ce corps réagissait au mien en lui envoyant, par le biais des frémissements, des battements et de la chair rosie, tout un tas de signaux non verbaux qui formaient la syntaxe de cette phrase d'un ordre nouveau. J'ai été émue et profondément heureuse de passer deux agréables nuits en sa compagnie. Le plaisir est toujours d'actualité. Vivement mercredi prochain.

 

Pourtant, quelque chose a changé. Je n'ai pas voulu le voir tout de suite, pas durant notre première nouvelle rencontre, celle que j'avais tant attendu. Je ne me suis plus envolée. J'étais heureuse, raisonnée ; j'appréciais le don de sa personne à sa juste valeur, comme s'il s'agissait d'un bon cheval qu'on a entraîné, éduqué et dont on sait désormais les forces et les faiblesses. Qu'on aimera jusqu'au bout comme un ami loyal. Mais la passion s'était éteinte. Il ne convient plus à mon esprit, il n'en épouse plus du tout toutes les aspérité. Il me manque une part de rêve avec lui.

 

Je n'aurai plus deux fois dix-sept ans.

 

Au lieu de me rendre triste, – bien au contraire ! –, ce fardeau m'a libérée. Je n'ai plus dix-sept ans, et c'est tant mieux ! Enfin j'ai grandi ! J'ai réussi à tourner la page, mon cerveau a enfin cessé de bloquer sur cet homme dont je désespérais de me détacher un jour. Je l'aime, tendrement même, mais il reste le confident, la première rencontre décisive, celle qui a su me montrer que le sexe, avant tout, c'était le contact de deux âmes. Je prends du plaisir avec lui, mais j'aspire à autre chose. Je suis ouverte à une nouvelle rencontre.

 

Mon désir d'amour, de complicité, de tendresse et de cérébralité est plus fort que jamais. Nicolas est soulagé : il voit que j'ai évolué et que je ne risque plus de dérailler face à François. Nos rencontres épisodiques me remplissent de joie sans manque ni tristesse. Je me suis inscrite sur des sites de rencontre ; j'ai même commandé la cage de chasteté pour mon compagnon. D'ailleurs il s'agit finalement d'un modèle différent, moins contraignant à porter au quotidien. J'y reviendrai le moment venu.

 

Conjointement au domaine sexuel, j'évolue. Certaines croyances s'ancrent plus profondément en moi, je perçois derrière l'apparence de la matière quelque chose. C'est difficile à dire, c'est même un peu gênant. J'ose peu le penser, alors le dire... J'ai peur qu'on me juge mal. Tant pis : je suis aussi, voire avant tout, un être spirituel. J'ai un esprit qui transcende ma chair, bien qu'il lui soit intimement lié. Et la vie grandit en moi à mesure que je prends soin de ce corps et que j'écoute ces désirs, ce besoin qui a toujours été présent. Un deuxième sang coule dans mes veine. Je sens la joie rayonner. Je me fais des amis : des gens viennent vers moi, réclament ma compagnie, me trouvent plaisante. Eux aussi changent, comme si je leur transmettais un peu de mon énergie, comme si nous étions deux vases communiquant. C'est beau car je ne me sens plus perdue dans la vie, je vois une direction, un chemin qui se dessine. Je pense que notre but est sensiblement le même pour tous mais que chacun, pour y arriver, bénéficie de moyens différents et doit trouver son propre chemin. Celui de la conscience.

 

Je cherche quelqu'un, et ces temps-ci je m'amuse volontiers à imaginer qu'il s'agira d'une quelqu'une. Ma relation est apaisée avec Nicolas : il vaut mieux car un appartement plus grand nous attend, dans moins d'une semaine, toujours près de Paris. Je souhaite rencontrer quelqu'un. Je ne suis pas pressée, ni impatiente. J'attends de ressentir à nouveau des émotions fortes pour quelqu'un, un attachement puissant, basé sur deux esprits qui communiquent.

 

Même lui pense sereinement. Il me dit avoir accepté que j'aie quelqu'un d'autre dans ma vie. Il lui serait même possible d'envisager des week-end ou une vie partagée avec une autre femme qu'il lui serait possible d'apprécier humainement. Ma recherche n'est pas celle d'un simple objet sexuel. Je veux aimer.

 

J'espère que ce texte ne décevra pas ou ne paraîtra pas trop flou. J'aime les tableaux symbolistes et pompiers qui représentent des mythes antiques. Parmi eux, une figure me plaît beaucoup, celle de la sphynge : cette femme mi-animale, fauve, dont la langue prononce des paroles traîtres mais aussi prophétiques. Je n'ai pas la prétention de me déclarer prophète, mais si je pouvais me transformer, j'aimerais devenir une belle sphinge avec une imposante crinière.


D'ailleurs, l'ombre de ma toison s'épaissit de même que le duvet sous mes aisselles. Je me sens belle à ma manière.

 

Je vous laisse un fragment d'un texte qui m'a beaucoup marqué. Il résume bien ce que je pense. Je vous conseille de lire le premier chapitre de cette œuvre en entier, intitulé « la conscience et la vie ».

 

 

Les philosophes qui ont spéculé sur la signification de la vie et sur la destinée de l'homme n'ont pas assez remarqué que la nature a pris la peine de nous renseigner là-dessus elle-même. Elle nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ce signe est la joie. Je dis la joie, je ne dis pas le plaisir. Le plaisir n'est qu'un artifice imaginé par la nature pour obtenir de l'être vivant la conservation de la vie ; il n'indique pas la direction où la vie est lancée. Mais la joie annonce toujours que la vie a réussi, qu'elle a gagné du terrain, qu'elle a remporté une victoire : toute grande joie a un accent triomphal. Or, si nous tenons compte de cette indication et si nous suivons cette nouvelle ligne de faits, nous trouvons que partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie. La mère qui regarde son enfant est joyeuse, parce qu'elle a conscience de l'avoir créé, physiquement et moralement. [...] celui qui est sûr, absolument sûr, d'avoir produit une oeuvre viable et durable, celui-là n'a plus que faire de l'éloge et se sent au-dessus de la gloire, parce qu'il est créateur, parce qu'il le sait, et parce que la joie qu'il éprouve est une joie divine.


BERGSON
L'Energie spirituelle, 1e Partie ("la conscience & la vie")
éd. Alcan, p. 24-25

 

Passez une bonne fin de semaine.

 

P.S. : le nouveau site avance, un peu de patience.

 

Par Cléo - Publié dans : Reflexions
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Lundi 18 mai 2015 1 18 /05 /Mai /2015 23:26

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Mon (ou plutôt notre) projet de vie vient d'un coup de sortir de terre et de prendre dix centimètres, lui qui n'était qu'une vessie de loup bien cachée sous terre quelques semaines auparavant.


Il aura fallu d'abord tout faire trembler pour montrer qu'on se mutine. Puis on reprend le commandement. Plus de tergiversations : j'avais décidé que ce serait François, je le voulais : Nicolas allait devoir me faire confiance et accepter la situation s'il voulait me garder. Ce fut tendu. J'ai cru plusieurs fois que c'était déjà fini et que ce ne serait qu'une question de jours avant qu'il me dise de partir de l'appartement.


Mais je n'avais pas peur, même si ma situation d'étudiante n'est pas simple. Je me sentais calme, apaisée comme jamais depuis des mois malgré mes partiels, ma bourse qui va s'éteindre l'année prochaine, mon job étudiant, ma réorientation. Je savais où je voulais aller, j'ai tout énoncé distinctement : s'il n'était pas capable d'évoluer, de m'accepter dans ma totalité, alors il n'aurait plus eu le droit de cité dans mon coeur. J'étais contente d'éprouver mon amour et de m'enlever une épine du pied le cas échéant. J'étais pleinement moi-même, mes deux facettes brillant au soleil.

Nicolas était infect avec moi. Distant. Morose. Colérique. Il s'est posé certaines questions. Peu importait, le chantage n'avait pas prise. J'ai revu François. Ce fut une merveilleuse soirée. J'ai senti mon corps hésitant, sa joie, sa manière de me dévorer la chatte comme un bagnard à qui on offre du pain. Sa reconnaissance, aussi. Je raconterai sans doute cela une prochaine fois.

 

Nicolas m'a finalement envoyé un sms pour me dire que la situation avait été dure pour lui et qu'il avait achevé sa réflexion ; finalement, il m'avait choisi : nos projets, nos aspirations, nos moments de bonheur valaient bien plus que sa crise de jalousie de ne pas être le seul à faire vibrer mon petit coeur, comme s'il pouvait exiger posséder une part de moi, insidieusement. Il pouvait essayer d'accepter la nouvelle donne ; en contrepartie je dois tenter de le ménager sans renoncer à François. Faire attention à lui lorsqu'il est là, ne pas envoyer des messages de manière ostentatoire, faire passer les dîners de famille avant le BDSM, entre autre. Alors je l'ai revu, je suis rentrée. Il a été rassurée de me retrouver heureuse et finalement pas différente. Il s'est calmé.

 

Puis il a eu envie de moi. Je ne lui avais pas montré de désir depuis une bonne semaine. Certes, il ne se met pas encore à me désirer lorsque je reviens de chez mon amant-amour, mais il m'a tout de même désirée, plusieurs jours de suite, dès le lendemain. J'avais le pouvoir : je n'avais plus besoin de quémander ses faveurs car j'avais satisfait mes désirs ailleurs, sans avoir à attendre son envie.

 

Il s'est occupé de moi plusieurs fois tous les jours, il me donnait du plaisir sans jamais que je lui en donne jusqu'au bout. Il se satisfaisait de mes baisers, de mes caresses, de mes sarcasmes ; il se repaissait de ma chatte, de mes trous, de mon odeur. Je ne me suis pas lavée pendant trois jours afin qu'il puisse goûter au goût animal de mes sécrétions, cueillir mon sexe transpirant et sentant l'urine. Cela faisait si longtemps que je ne l'avais pas senti aussi animal... J'ai aimé le sentir venir me renifler les fesses, y fourrer son nez puis sa langue et me laper en lâchant un soupir de satisfaction, la queue déjà raide au travers des cuisses et le ventre collant de sa propre mouille.

Je ne m'épile plus le maillot, je tonds simplement les lèvres pour éviter de chatouiller mes amants : pour le reste j'ai un beau triangle fourni, noir et doux. Mes aisselles reprennent leur droit : je n'ai pas encore réussi à empêcher la pression de la société sur mes jambes. Mais mes deux amoureux adorent mon corps tel qu'il est, simplement. Je veux être la femelle alpha de François, qu'il se sente la brebis galeuse de mon troupeau. Quant à Nicolas il mérite d’être le gardien du nid, mais j'espère mettre rapidement son paquet en couveuse.

C'est son fantasme avant tout, c'est lui qui m'en parle, surtout lorsqu'il est excité. Il me rappelle qu'il va lui falloir un peu de temps mais qu'il me dira quand il se sentira prêt. Il veut une sissy cage, fabriquée sur mesure, parfaite pour contraindre son sexe, pourtant d'une taille honorable, à devoir se soumettre à mes envies. Je le sens plus volontaire, plus conscient de sa soumission, et de ce que je suis. Il commence à comprendre que notre relation sera différente et qu'il va devoir faire le deuil de la partie de lui qui voudrait rester au stade de la fusion ; il va devoir laisser plus de liberté à sa partie soumise qui, cependant, l'effraie encore. Il a peur de ce qu'il pourrait devenir dans cet état de vulnérabilité. Il a peur, insidieusement, de donner trop de place au sexe dans sa vie par rapport au travail, à la famille et aux amis.

 

J'ai eu le plaisir de l'entendre me raconter ses fantasmes pendant qu'il s'occupait de moi. Comment il allait vouloir être encagé, comment je devrais chercher ailleurs ce qu'il ne pourrait plus me donner. Et comment il hésiterait entre le plaisir de me savoir loin de lui à me satisfaire avec un autre mâle, ou à l'utiliser devant lui alors qu'il exhiberait sa chasteté forcée. Je devrais lui réserver la situation la plus pénible la majorité du temps. Et lui faire plaisir avec l'autre dans le cas contraire, lorsqu'il aurait été méritant. Le problème est qu'il ignore encore laquelle des situations serait la plus pénible ou la plus excitante tant les deux émotions se mélangent.

 

 

J'ai réussi à surmonter mes peurs, celle d'être délaissée, notamment. Je me suis retrouvée comme au confluent de deux fleuves à contre-courant : l'eau est finalement peu profonde, elle m'arrive à la taille et cesse de remuer ; j'ai enfin atteint un point d'équilibre qui devra sans doute encore s'ajuster.
Nicolas et François sont tous les deux bien là, chacun de leur côté respectif du fleuve. Personne n'est parti, même si la terre a tremblé. Et je me suis retrouvée. Et quand bien même cela n'aurait pas été le cas, j'en serai sortie plus forte, plus ferme dans ma décision : je suis trop jeune pour sacrifier mes rêves, j'ai encore tout à inventer. Jamais un homme ne devrait avoir le pouvoir de faire taire une partie de moi.

Par Cléo - Publié dans : Reflexions
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Samedi 2 mai 2015 6 02 /05 /Mai /2015 14:22

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C'est encore tout récent, je ne sais pas quelle place attribuer à ces désirs ni quels seront leurs degrés de réalisation, néanmoins je me sens apaisée. Je me sens à nouveau en phase avec moi-même, comme si deux pôles de ma personnalité s'équilibraient enfin. Je ne me sens plus obligée de me cacher, de me voiler la face. Je me sens vivante et acceptée pour ce que je suis, sans devoir me restreindre pour être acceptée.


D'un côté il y a la sécurité et la stabilité représentée par mon chéri. De l'autre mon amour « de jeunesse » (très étrange d'écrire cela alors que je n'ai que vingt-et-un ans). Je n'ai jamais cessé d'y penser depuis notre séparation, il y a maintenant trois ans, et jamais nous n'avons perdu contact. Pour être franche, il nous arrivait régulièrement de revivre notre relation et nos désirs par le biais d'écrits. Il partage le même univers mental, sa sensualité répond en écho à la mienne. Je ne m'étendrai pas plus sur les raisons de son refus de continuer à l'époque.


Néanmoins il n'est pas aussi stable, aussi mature et réfléchi que mon chéri. J'ai besoin des deux : à la fois d'une relation sécuritaire, basée sur une entente rare, des projets ambitieux communs et la dose de passion, le désir dévorant, les coups de crocs plantés dans mon ventre. Je ne pourrais pas vivre ma vie sans l'étincelle, même si j'ai compris, durant ces trois ans de latence, que l'idée d'une seule personne parfaite et totalisante était un mirage. Je les aime chacun différemment, ils occupent tous les deux une place de mon cœur.

 

La conciliation a été difficile (autant ne pas vous mentir). Mon premier était jaloux du second, il refusait que je puisse le revoir un jour. Le second, quand à lui, se tâtait difficilement mais n'est pas possessif. Nous venons à peine de nous rapprocher, parler d'une nouvelle relation, d'un nouvel équilibre : il n'était pas fait pour être le numéro un, il a besoin de davantage de liberté, de temps de pauses. Et au niveau du caractère je ne suis pas sûre de pouvoir m'imaginer vivre avec lui tout le temps, même si ses récents progrès me font douter. Pour le moment je n'ai plus confiance en lui, je le juge trop instable. Lui-même ne sait pas s'il pourra tenir sur le long terme. Mon premier chéri, au contraire, est un jeune homme réfléchi qui cherche à s'établir. Je le trouve sans doute parfois un peu trop cartésien, trop raisonnable, à rejeter en bloc l'amour passion et les relations basées sur l'extase sensuelle. Il vaut mieux des partenaires de vie, une bonne entente, une vie de couple stable qui est le pilier d'une future vie de famille. Bien evidemment je ne suis qu'à moitié d'accord. La vie n'a finalement pas de sens si quelque chose ne la transcende pas, même si je doute sincère de pouvoir fonder quelque chose sur un amour passion qui risque de s'étouffer. Et puis je sais ce que je gagne avec François, ce que je perds avec Nicolas, mais je ne sais pas à la fin ce que j'aurai, et surtout combien de temps !


J'ai pourtant essayé de refaire ma vie, sans François. Nous ne nous sommes pas revus depuis un an et demie et n'avons pas fait l'amour depuis trois ans : je ne peux donc pas dire que j'ai délibéremment entretenu la flamme bien que l'idée de couper toute conversation me paraîsse irréalisable. Je pensais naïvement, au début de ma rencontre avec Alexandre, pouvoir réussir à l'oublier. Une partie de moi a continué de l'aimer, de rêver de notre passé, de l'utiliser quotidiennement dans mes masturbations, mes fantasmes, mes mots. Même si j'essayais de me laisser une porte de sortie au moyen d'annonces et de nouvelles rencontres, au lieu d'arriver à me laisser toucher par quelqu'un d'autre qui aurait pu prendre sa place, j'ai continué à chérir davantage nos souvenirs à l'intérieur de moi ; j'ignore si c'est à cause de la mauvaise qualité des postulants ou tout simplement parce que, dans le fond, je n'étais pas prête à le reléguer au passé. Une partie de moi sentait notre lien palpiter toujours.


Je n'ai jamais pu me résoudre à l'idée d'avoir posé un collier pour rien à un homme alors qu'il s'agissait, pour moi, d'un symbole incroyablement fort. Je le lui ai posé en trois semaines tant la force de notre relation s'exprimait. J'avais peur de le regretter. Une partie de moi est triste de cette relation passionnée mais si courte. Une autre se met enfin à espérer et à se dire que la première n'a pas eu tord.


J'ai l'autorisation de partager ma vie entre les deux, même si Nicolas souhaite avoir la première place. S'il désire que je reste un soir, je devrai lui obéir. Je dois éviter d'envoyer des messages ou d'appeler mon deuxième amour s'il est présent avec moi et surtout si nous faisons des activités ensemble : lorsque chacun est de son côté, il n'y a pas de problèmes.


D'ici quelques mois, je serai fixée. L'idée de partager ma vie entre deux hommes que j'aime me remplit d'aise : je me sens comprise dans ma totalité, en tant que personne avec des besoins d'apparence paradoxale et pourtant imbriqués les uns dans les autres. Je rêve d'essayer ce mode de vie depuis des semaines, et je rêve de François en particulier depuis des mois, sans croire que j'allais réellement réussir à faire changer d'avis mon premier.


Je m'imagine d'ici quelques mois choisir chaque soir l'homme qui me prendra dans ses bras, qui m'embrassera et avec lequel je me roulerai en boule tout contre lui pendant que nous regardons ensemble une série ou pendant que l'un est sur l'ordinateur et que l'autre lit. J'ai besoin avant tout de tendresse, de confiance et de passion.


Nicolas arrêtera de me sentir insatisfaite, à le comparer à mon ancienne relation et incapable d'être touchée par ses efforts tant mon corps, mon esprit, est tendu vers l'espérance de ce que j'ai connu. Une cage de chasteté ouverte en acier, faite sur mesure, est à envisager. Je pense que le projet se fera, même si je sens Nicolas encore trop hésitant face à la déconfiture de la CB3000. Néanmoins je sais qu'il va finir par en acheter une ; j'ai davantage peur qu'il refuse de la porter au quotidien, qu'il ne la supporte pas et que psychiquement (et donc physiquement) il ne soit pas encore prêt à l'accepter. Quant à François nous nous abreuvons de scenarii torrides tout en sachant très bien que lorsque nous nous reverrons en vrai, il nous faudra du temps à tous les deux avant d'accepter de réconcilier nos corps. Nous cherchons désormais l'équilibre. Le temps ne me fait plus peur : il a déjà éprouvé ma patience, je lui ai montré que je pouvais rester fidèle plus de trois ans : désormais c'est à lui et à lui seul de questionner ses désirs et de venir vers moi afin de me prouver qu'il est désormais digne d'être à mes pieds et de m'appartenir, si tel est son souhait. Et je lui repasserai alors son collier qu'il garde précieusement dans une boîte.


L'idée de mettre en concurrence mes deux hommes m'excite. Je les connais, je sais qu'ils ne sont pas volages. Je me vois bien partager la couche d'un et revenir ensuite vers l'autre pour finir la nuit, les cuisses encore humides et dégoulinantes du parfum de l'autre. Je rentrerai et trouverai Nicolas à genoux, devant le lit, le sexe encagé et déjà douloureux. Je passerai tendrement sa tête sous ma jupe et poserai sa joue sur mes bas. Il ouvrirait les attaches du porte-jarretelles afin d'avancer son nez contre mon sous-vêtement, si par hasard j'ai décidé d'en porter ce soir-là, avant de gémir face au tissu poisseux. L'odeur aigre du foutre d'un autre raviverait la frustration de son sexe encagé et son désir de me lécher, de se sentir humilié. Je l'obligerai de me fouiller malgré ses protestations et, lapant avec application mon sexe non épilé et ma raie, n'hésitant pas à m'asseoir sur son visage.


C'est beau de rêver. J'ai l'impression que la femme dominante (« la femelle alpha » selon François) se réveille. Je suis si heureuse que mon chéri actuel me comprenne, me fasse confiance et me donne l'opportunité si jeune de vivre une relation si passionnante. Je sens bien qu'il préférerait être le seul, l'unique, mais je m'en sais incapable. J'espère qu'il trouvera finalement son équilibre et que cet état ravivera sa soumission. Mes nouvelles libertés ne me font pas moins l'aimer, au contraire, car je sais quelle chance j'ai.

 

Je suis polyamoureuse et je ne ressens plus de culpabilité à l'être. Je suis telle que je me suis toujours rêvée.

Par Cléo - Publié dans : Reflexions - Communauté : La d/s dans tous ses états
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Lundi 20 avril 2015 1 20 /04 /Avr /2015 00:33

Aujourd'hui, quelqu'un m'a demandé où en étaient mes recherches. Il s'agissait d'un inconnu sur un site de rencontres, du genre qui tourne autour du pot, qui me fait des compliments en me disant à quel point mon annonce de vingt lignes est belle (j'ai essayé du moins de lui donner un petit côté esthétique), qui tente vaguement d'essayer de la paraphraser pour finalement faire semblant de me poser une question naïve et pleine d’innocence, à savoir « en espérant que vos recherches se passent bien » : tout ça pour quoi ? Pour que je réponde à son mail où ne figure pas une ligne, pas un mot qui ne soit dirigé vers lui, vers la personne qu'il est derrière l'écran. Tout ça pour que je réponde, pour que nous discutions, puis pour que je lui vende du rêve sans, de son côté, s'être impliqué ni s'être plié à mes règles. Mais au moins il y a mis les formes, alors je lui ai répondu, par politesse et parce que malgré tout, même sans doute « hypocrite », son mail reste gentil, ce qui est déjà beaucoup et très bien comparé au reste. Juste pour vous dire messieurs que je suis jeune et que je ne suis pas dupe, si jamais vous l'aviez oublié. J'ai dû un peu perdre la main.

 

Mes recherches me plongent dans un désert, et toujours pas une flaque d'ombre à l'horizon. À ce stade je marche au ralenti en me disant que néanmoins, un seul oasis pourrait me sortir de là, et qu'il a plutôt intérêt à me trouver plutôt que moi à lui courir après. En espérant que mes annonces et mes écrits le mettent vers la piste.

 

Parfois je me demande si j'ai été assez claire, si je n'ai pas obscurci mes écrits. Car si la plupart des gens pensent que je relate mes expériences et des fantasmes, – ce qui n'est pas totalement faux –, j'écris avant tout pour coucher sur le papier ce qui est le moins accessible pour moi, ce que je formule toute seule difficilement. Il y a un deuxième voire un troisième niveau de lecture de mes articles. Il y a de l'idéologie dans ma vision du BDSM. Quelque chose qui touche au plus profond de ma relation à autrui. Je cherche quelqu'un qui sente comme moi, qui bouillonne d'une vie intérieure, même s'il n'arrive pas de prime abord à la formuler. Quelqu'un qui sache se recueillir sur soi.

 

Les pratiques me manquent, le corps, l'odeur, les souffles, les mots, la complicité, l'amour, le cœur qui bat, les frissons le cerveau qui part, la simplicité d'une relation. Plus prosaïquement la fin des recherches.

 

J'aimerais toucher quelqu'un, quelque part, provoquer une émotion profonde. Avoir l'impression que je ne suis pas seule à nager dans des idées vagues, à aspirer à quelque chose de fort et de beau, à avoir dans le cœur comme un souffle épique qui attend, caché derrière les partiels, le quotidien, le déménagement. Il faut déjà que je parte. L'appel de la nuit, le studio parisien étriqué, la nécessité, le travail demain. Je range mon utopie au fond du placard, jusqu'à la prochaine fois.

 

 

Par Cléo - Publié dans : Autres
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Mardi 13 janvier 2015 2 13 /01 /Jan /2015 12:01

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Par Cléo - Publié dans : Souvenirs - Communauté : La d/s dans tous ses états
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